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Violences au Kasaï : RFI éventre le boa

Écrit par  14 juin 2017

Après les résultats des investigations conjointes RFI/ Reuters dévoilés au mois d’avril 2017, notamment dans sa partie relative aux fosses communes disséminées dans plusieurs villages du Kasaï, l’affaire de la vidéo montrant des soldats FARDC en train d’exécuter


des villageois, poussant du coup la justice militaire congolaise à enquêter à son tour et à épingler 7 suspects galonnés et subalternes dans les rangs des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et la mise en cause du député national Clément Kanku dans un articule du quotidien The New York Times, la radio française revient


de nouveau à la charge. Cette fois, son enquête se focalise sur les déclarations du chef coutumier défunt avant sa mort, les conversations entre lui et certains officiels et notables, les témoignages de ses miliciens et des familles des victimes, les tractations entre lui et des décideurs et acteurs politiques, etc.

 

L’enquête paraît si fouillée qu’elle va certainement remettre en cause plusieurs versions en circulation autour de ce que l’on a pris coutume d’appeler « Affaire Kamuina Nsapu » et apporter de l’eau au moulin de la justice nationale pour l’heure et peut-être internationale dans les semaines à venir. La rédaction de ce média met à la disposition du public des données audiovisuelles troublantes au sujet de ce qui s’est passé dans cette partie de la République Démocratique du Congo entre le mois d’août 2016 et celui de mars 2017.


Ces « pièces à convictions », qui appellent naturellement les vérifications d’usage de la part des limiers de la justice tant nationale qu’internationale et des organisations internes et étrangères des droits de l’homme, renforcent le sentiment qui habite de nombreux Congolais et expatriés, selon lequel la vérité vraie devrait être connue concernant des tueries susceptibles d’être érigées en crimes de guerre et crimes contre l’humanité. S’il est établi qu’il s’agit réellement d’un génocide, la conséquence à en tirer que pour tordre le cou à l’impunité, seule la Cour Pénale Internationale serait compétente pour juger commanditaires et auteurs. Déjà en état d’alerte, la Procureure de cette juridiction n’entend qu’un signal de
la communauté internationale pour entrer en scène.


KIMP