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Assemblée Nationale : Le PGR autorisé à entendre Clément Kanku

Écrit par  15 juin 2017

Lors de cette audition, ce député national sera accompagné d’un ou de deux de ses collègues membres de la commission politique, administrative et juridique de la chambre basse

Les députés nationaux ont autorisé, mercredi 14 juin, le Procureur Général de la République (PGR) à entendre le député national Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua accusé d’être de mèche avec les hommes de Kamuina Nsapu qui, selon le pouvoir en place à Kinshasa, sont à la base du climat d’insécurité dans l’espace des Kasaï, au centre du territoire de la République Démocratique du Congo.

Les élus nationaux ont pris cette décision lors d’une séance plénière de l’Assemblée Nationaleaprès avoir examiné le réquisitoire du PGR demandant l’autorisation de l’instruction à charge de Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, afin de mener des enquêtes sur les faits reprochés à cette personnalité.

Ils ont également estimé nécessaire que leur collègue Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua soit accompagné, lors de son audition par le PGR, d’un ou de deux de ses collègues députés membres de la commission politique, administrative et juridique (PAJ), de préférence des avocats.

A en croire Aubin Minaku, Président du Bureau de l’Assemblée Nationale, refuser cette autorisation au PGR reviendrait à faire obstruction à l’action de la justice.

En outre, les élus nationaux ont statué sur un autre réquisitoire du PGR sollicitant la levée des immunités parlementaires de leur collègue Ne Mwanda N’Semi présumé évadé du CentrePénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa, ex-Prison Centrale de Makala, d’où il serait sorti lors de l’évasion du 17 mai 2017, aux fins de poursuites judiciaires.

Rappelant que le PGR avait d’abord sollicité et obtenu une autorisation partielle pour entendrecet autre député national, Aubin Minaku a invité l’Assemblée Plénière à mettre sur pieds une commission spéciale chargée d’entendre le PGR sur ce dossier.

Le président de l’Assemblée Nationale a, par la suite, jugé inopportune cette démarche, indiquant que le Bureau de la chambre basse va examiner ce dossier pendant les vacances parlementaires qui commencent ce jeudi 15 juin.

Dans son intervention, le député national Muhindo Nzangi a demandé au Bureau de la représentation nationale de faire en sorte que la magistrature puisse respecter les élus du peuple « car, a-t-il dit, lorsqu’un député est arrêté, il doit être placé en résidence surveillée et non jeté en prison, en violation des lois du pays ».

Par Marcel Tshishiku