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Nord-Kivu : Le parlement d’enfants veut voir le gouvernement sécuriser les enfants contre le kidnapping

Écrit par  17 juin 2017

C’est à l’occasion de la journée de l’enfant africain, célébrée chaque 16 juin que Vanessa Kilanji, présidente du parlement d’enfants a profité pour condamner les récurrents kidnappings dont sont victimes les enfants ce dernier temps au Nord-Kivu et qui commencent à coûter la vie à quelques uns si la rançon n’est pas versée.

« Nous condamnons le silence des autorités face à cette montée en flèche d’enlèvements des enfants et le montant exorbitant que les ravisseurs exigent aux pauvres parents pour la libération de personnes enlevées », a-t-elle ajouté.

Allusion faite aux récents kidnappings de 2 garçons de 9 et 11 ans en plein centre ville de Goma avec comme exigence par les ravisseurs de 4000 mille dollars pour le premier et 12 mille dollars pour le second.

La présidente de PARDE, une structure qui milite pour le respect et la protection des droits des enfants, demande au gouvernement de prendre ses responsabilités face à ce phénomène qui prend de l’ampleur et pourra dégénérer si rien n’est fait pour l’arrêter.

Me Jean-Paul Lumbu Lumbu, notable du Nord-Kivu qui accompagne les familles ciblées pour retrouver les enfants kidnappés, condamne ce qu’il appelle : « Une nouvelle forme de terrorisme à des fins commerciales », a-t-il souligné.

Il  regrette de voir que ce phénomène a malheureusement coûté la vie récemment à un enfant qui a été égorgé par les ravisseurs faute des moyens exigés par ces derniers à sa famille.

Ainsi, la notabilité exige une campagne pour lutter contre le phénomène kidnapping dans tous les quartiers de la ville de Goma intitulé S3. « C’est qui signifie un comité de surveillance de 3 maisons visant à identifier le nombre d’enfants dans chaque maison et les nouveaux venus dans les coins pour barrer la route à tous ces malfrats.

Pour rappel, cette Journée de l’Enfant Africain est un événement annuel qui commémore le massacre des enfants de Soweto de 1976 par le régime de l’apartheid. Les coalitions de l’action mondiale contre la pauvreté ont choisi cette occasion pour en faire la Journée Africaine du Bandeau Blanc et pour faire une demande régionale auprès des dirigeants des pays concernés afin qu’ils agissent immédiatement pour éradiquer la pauvreté extrême qui cause la mort d’un enfant toutes les 3 secondes en moyenne.

Valéry Mukosasenge