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Au Mali, près d'un millier de personnes ont manifesté mercredi 13 décembre contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Une mobilisation à l'appel de la communauté musulmane du pays. Drapeau de la Palestine, keffieh autour du cou et caricatures de Donald Trump brandies à bout de bras. La majorité des protestataires sont sortis des mosquées mercredi pour se rassembler sur la place de l'Indépendance de Bamako à l'appel du collectif des associations musulmanes du Mali. « On a été choqués par une telle décision, explique le président du collectif, Mohamed Kimbiri. Une telle mesure, nous devons la combattre, parce que c’est une insulte à la communauté musulmane. Pour le moment, on manifeste pacifiquement, mais avec le temps, les manifestations pourraient devenir violentes, même si on ne le souhaite pas. » ► Jérusalem : le monde musulman perçoit la décision de Trump « comme une agression » Le polémiste malien Ras Bath a lui aussi prêté sa voix et son image à la mobilisation. « Est-ce que Donald Trump a pensé aux conséquences de cette décision de faire de Jérusalem la capitale d’Israël ? interroge-t-il. Est-ce qu’il a conscience de toute sa portée ? En ignorant…
Plusieurs manifestations ont eu lieu, ce mercredi 13 décembre, dans les Territoires palestiniens pour dénoncer la décision des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël. Ces rassemblements sont souvent émaillés de violence entre manifestants et forces israéliennes, comme à Hébron ou à Ramallah, en Cisjordanie. Ces heurts quotidiens durent désormais depuis une semaine et les forces israéliennes ont décidé d'y répondre plus fermement. Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil Les images ont été tournées ce mercredi près d'un poste de contrôle militaire israélien à la sortie de Ramallah. Trois hommes, mêlés aux manifestants, portant eux-mêmes les écharpes traditionnelles palestiniennes, sortent tout d'un coup des pistolets et - soutenus par les soldats - se lancent à l'assaut de ceux qui jetaient des pierres sur les forces israéliennes. Ces officiers étaient des agents infiltrés de la police des frontières : ils ont arrêté trois Palestiniens. A Jérusalem, la police a bloqué ce mercredi l'accès pour les Palestiniens à la porte de Damas, lieu de rassemblement des derniers jours. Seuls ceux habitant dans la Vieille Ville pouvaient s'y rendre. Après une semaine de manifestations et de heurts quotidiens, les forces israéliennes cherchent à casser le mouvement. Ces dernières heures, elles ont…
La population palestinienne condamne en masse la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem en tant que capitale de l'Etat d'Israël, mais se mobilise peu. Selon un récent sondage publié par un institut palestinien, le Centre palestinien de recherche et d'étude, une large majorité des habitants des territoires occupés considèrent que cette décision américaine est une menace directe pour les intérêts palestiniens. Avec notre correspondante à Ramallah, Marine Vlahovic C’est une condamnation unanime. Plus de 90% des Palestiniens considèrent que cette décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël est une menace directe pour leurs intérêts. 44% déclarent même que le retour à une intifada armée serait la réponse appropriée. Pourtant, sur le terrain, les Palestiniens, lassés, peinent à se mobiliser, la faute à leurs dirigeants selon Khalil Shikaki, directeur du Centre palestinien de recherches et d'étude. « La population ne fait pas confiance à ses dirigeants et ne les considère pas comme crédibles. Cela peut s’expliquer par l’attitude de l’Autorité palestinienne qui ne souhaite pas l’émergence d’un mouvement incontrôlable. Je pense qu'elle accepte que la population exprime son opposition mais veut que cette opposition reste limitée et sous contrôle », estime-t-il. Car l’Autorité palestinienne a fait le choix de…
Ce jeudi 14 décembre s'ouvre le troisième jour du procès de Georges Tron aux assises de Seine-Saint-Denis. L'ancien secrétaire d'Etat et maire de Draveil est accusé, avec l'une de ses adjointes, par deux ex-employées municipales, de viols et d'agressions sexuelles en réunion. Ils encourent 20 ans de prison tous les deux. L'audience a pris du retard et c'est finalement seulement aujourd'hui que les deux plaignantes seront interrogées. Hier, mercredi, un témoignage a particulièrement suscité l'attention. A la cour d’assisses de Bobigny, Pierre Olivier C’est une ancienne journaliste de Paris Match qui s’avance vers la barre. Les cheveux blonds attachés en queue de cheval, déterminée, Delphine Byrka se lance en parlant de Georges Tron : « Il était charmeur. Lors d’un déjeuner de travail dans un restaurant parisien en 2011, j’ai senti qu’il m’avait touché le pied sous la table ». Après avoir égrené quelques détails, la quadragénaire poursuit : « Après le repas, Georges Tron m’a proposé de me déposer à l’Assemblée nationale en voiture. J’ai dit "OK" ». C’est là que les choses auraient commencé : « Il était au volant, moi sur le siège passager. A un moment, il m’a parlé de réflexologie, m’a saisi le pied gauche…
Le gouvernement Macron s'attaque à son deuxième grand chantier social : la réforme de l'assurance chômage. Plusieurs promesses de campagne ont été faites : ouvrir aux travailleurs indépendants et aux salariés démissionnaires l'accès à une garantie chomage, mais également taxer les entreprises qui recourent régulièrement à des contrats courts. Les partenaires sociaux sont donc de nouveau invités au ministère du Travail pour ouvrir les négociations. L'Igas, l'inspection générale des affaires sociales a rendu un rapport provisioire sur l'octroi des indemnités chômage aux travailleurs indépendants. L'instauration de ce nouveau régime pourrait s'avérer plus complexe que prévue. Thibaud Lemonnier est un jeune entrepreneur de 26 ans. Il a lancé il y a 18 mois Ouiflash, une société de production d'images, de photos et de vidéos de visites virtuelles. Il approuve la future mesure et souhaite que les 3,3 millions de travailleurs indépendants soient concernés. « Le cas de figure idéal, ce serait de pouvoir prévoir un système de cotisation publique pour chaque personne qui se lancerait à son propre compte et qu'elle puisse en bénéficier en cas d'échec de l'activité pour qu'il puisse se lancer sur le marché du travail », explique-t-il. Le texte pourrait imposer des conditions d'éligibilité : exiger par…