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Mieux connaître le tissu économique de la République Démocratique du Congo, optimiser les relations entre les donneurs d’ordre et les sous-traitants, favoriser la communication et la technologie, tel est l’enjeu d’une information à la portée de tous.

URL du site internet: http://www.leguideco.com/

 

 

 

Mike Pompeo, le directeur de la CIA, a estimé dimanche que la Corée du Nord développait "à un rythme alarmant" ses capacités à lancer une attaque nucléaire contre les Etats-Unis, mais a tenu à relativiser l'imminence d'une confrontation militaire avec Pyongyang.

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"A chaque fois qu'ils font des essais de missile, ou s'ils font un essai de missile nucléaire, ils gagnent en expertise, et on peut dire qu'ils progressent à un rythme alarmant", a déclaré M. Pompeo sur Fox News, interrogé sur la possibilité qu'un missile nucléaire nord-coréen frappe le sol américain.

La Corée du Nord développe son programme nucléaire "à un rythme alarmant", selon la CIA La Corée du Nord développe son programme nucléaire "à un rythme alarmant", selon la CIA - © STR - AFP

A la question de savoir si les Américains devaient s'inquiéter de la montée des tensions avec la Corée du Nord, Mike Pompeo a répondu que "rien n'est imminent". "Mais attention, la probabilité accrue qu'un missile nucléaire frappe les Etats-Unis est une menace très dangereuse", a ajouté le directeur de l'agence de renseignement américaine.

La Corée du Nord développe son programme nucléaire "à un rythme alarmant", selon la CIA La Corée du Nord développe son programme nucléaire "à un rythme alarmant", selon la CIA - © JUNG YEON-JE - AFP

Ces propos interviennent après une semaine d'escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Donald Trump a en particulier promis "le feu et la colère" à la Corée du Nord. La Corée du Nord, de son côté, a menacé de tirer quatre missiles vers l'île de Guam, avant-poste stratégique des forces américaines dans le Pacifique où sont stationnés environ 6000 soldats américains.

"Je ne serais pas surpris qu'ils fassent un autre test de missile. Ils ont en déjà fait deux en juillet", a également avancé Mike Pompeo, en référence aux deux essais de tirs de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) conduits par le régime en juillet.

 

 

 

En Côte d'Ivoire, réunis en assemblée générale, les fonctionnaires de la Plateforme nationales des organisations professionnelles du secteur public, ont approuvé, en fin de semaine dernière, « le protocole d'accord » du gouvernement permettant une trêve sociale et le paiement de plusieurs années d'arriérés de salaires.

En Côte d’Ivoire, le gouvernement et les syndicats de fonctionnaires n’ont jamais été aussi près de signer un accord. D’après la Plateforme nationale des fonctionnaires, ils ont résolu leurs conflits avec le gouvernement sur tous les points. Les obstacles sont levés tant au niveau de la réversion de retraites pour le conjoint, que de l'intégration des agents journaliers à la fonction publique ou du mode de paiement des arriérés de salaires pour un montant total de 250 milliards de francs CFA (soit 380 millions d'euros).

En conséquence, la base a affirmé en assemblée générale accepter de signer un accord avec le gouvernement. Les autres structures syndicales sont sur la même ligne, d’après une source au ministère de la fonction publique. Un accord pourrait donc être paraphé dès la semaine du 15 août 2017 ou, au plus tard, la semaine suivante.

Les arriérés de salaire vont être payés par échelonnement sur quatre ou huit ans, en fonction du montant des dettes de l’Etat envers ses fonctionnaires. Le gouvernement devrait donc pouvoir tourner la page des mouvements sociaux dans la fonction publique.

 

 

 

Raila Odinga campe sur ses positions. L'opposant défait à la présidentielle continue de contester le processus électoral. Il affirme que des pirates informatiques ont modifié les résultats de la commission électorale et accuse le pouvoir d'avoir formé une unité d'élite pour abattre les manifestants et faire disparaître leurs corps. Dimanche, il a appelé ses partisans à se mettre en grève ce lundi. Il a également dit que le gouvernement paierait pour les morts. Raila Odinga maintient la pression et ne baisse pas les bras. En attendant, en coulisse, la diplomatie s'active.

Toutes les chancelleries sont sur la même ligne : il faut appeler à la responsabilité et calmer le jeu. Des contacts sont en cours entre diplomates et opposition, notamment l'ex-ministre James Orengo et le numéro trois de la coalition, Musalia Mudavadi. « Raila Odinga lui est assez inaccessible », indique un diplomate.

Les représentants étrangers insistent sur un point : l'héritage de Raila Odinga. « Il est en fin de carrière, quelle empreinte veut-il laisser ? Il pourrait tout gâcher. En tout cas s'il continue, nous le mettrons dans la catégorie des infréquentables », explique un négociateur.

Après la réélection d'Uhuru Kenyatta vendredi, les chancelleries ont choisi de rapidement le féliciter. « On ne voulait pas attendre l'expiration des délais de recours. C'était coordonné pour bien montrer qui est le vainqueur », confie un diplomate.

Coup de poker ou baroud d'honneur ?

Quant aux accusations de piratage du serveur informatique, Américains, Britanniques et Européens ont examiné les preuves de l'opposition. « Nous sommes tous formels. Ces documents ne prouvent rien », affirme un expert. Il précise qu'il s'agit de logs, un journal d'entrées et sorties du système. Mais les documents ne montrent pas qui entre, ni comment.

Des Kényans agiraient également en coulisse. Des personnalités influentes, parfois membres de l'ethnie de Raila Odinga, les Luos.

Mais pour l'instant, l'opposant ne veut rien entendre. « On dirait un coup de poker. Mais c'est un baroud d'honneur très dangereux de sa part », estime un diplomate.

 

« Il est peu probable que nous assistions à une crise de l'ampleur de celle de 2007 »

Murithi Mutiga, chercheur pour International Crisis Group basé à Nairobi, estime que même s'il y a des violences, elles ne devraient pas atteindre le niveau de 2007.

« Il est peu probable que nous assistions à une crise de l'ampleur de celle de 2007, car en 2007, les violences ont explosé immédiatement après l'élection. Et dans les premiers temps du moins, elles ont opposé des membres de deux groupes ethniques, les Kikuyus et les Kalenjins, qui sont les deux groupes majoritaires dans la vallée du Rift, une région très importante pour le Kenya.

Cette fois, les élites de ces deux groupes font partie de la même alliance au sein du parti au pouvoir, donc il n'y a pas eu de troubles majeurs dans la vallée du Rift. Par ailleurs, les allégations dénonçant une fraude électorale sont, du moins à ce stade, moins convaincantes qu'en 2007.

Enfin, l'explosion de 2007 a été un vrai choc, personne ne l'avait vu venir, les Kényans ont été vraiment choqués que cela puisse se passer dans un pays qui avait été jusque-là plutôt stable et en paix.

Par conséquent, je ne pense pas qu'il puisse y avoir le même degré de violences qu'en 2007, qui ont fait des centaines de milliers de déplacés et plus de 1 000 morts. Les troubles actuels semblent pour le moment d'un niveau de violence bien plus bas. »

Un café-restaurant de Ouagadougou, la capitale burkinabè, a été attaqué par plusieurs hommes armés. Le quartier a été bouclé et les opérations des forces de sécurité sont toujours en cours. Le bilan ne cesse de s'alourdir.

Article régulièrement actualisé

Les tirs ont commencé autour de 21h, heure locale. Des coups de feu ont été entendus au niveau du café-restaurant Istanbul, situé sur l’avenue Kwame N'krumah de Ouagadougou.

C’est dans cette rue du centre de la capitale burkinabè que se trouve aussi le café Cappuccino qui avait la cible d'une attaque jihadiste le 15 janvier 2016. Une trentaine de personnes avaient été tuées.

Au moins 17 morts

Le quartier a été bouclé par les forces de sécurité. Les forces armées ont donné l'assaut dans la soirée, donnant lieu à des échanges de tirs nourris avec les assaillants.

Selon un bilan provisoire annoncé par le ministre de la Communication, Rémi Dandjinou, lors d'un flash à la télévision nationale, 17 personnes ont été tuées et huit sont blessées. Les victimes sont de plusieurs nationalités, a-t-il précisé.

 

Les gens couraient partout.
Ecoutez ce témoignage d'un voisin du restaurant attaqué
14-08-2017 - Par Yaya Boudani
 
 
00:0001:26

 

« Attaque terroriste »

Certains témoins affirment avoir vu trois hommes débarquer d’un véhicule et commencer à tirer sur les clients du restaurant, d'abord en terrasse.

Les assaillants « sont confinés dans un étage de l'immeuble qu'ils ont attaqué », a déclaré le ministre de la Communication, qui a qualifié cette attaque de « terroriste ».

Une enquête a été ouverte, a-t-il également précisé.

Les opérations de sécurisation de la zone étaient toujours en cours dans la nuit et on entendait encore quelques tirs sporadiques.

Les forces de sécurité, qui précisaient que la menace était circonscrite à la zone, ont appelé la population au calme et à éviter le quartier.

Plus de six mille femmes de différentes confessions religieuses venant de toutes les provinces du Grand Kasaï, regroupées au sein de l’association Action Femmes pour la Paix au Grand-Kasaï, se sont rencontrées le samedi 5 août à l’esplanade de la pro-cathédrale Saint Clément de Kananga pour réclamer la paix et le retour à la vie normale de la population habitant l’espace Kasaïen.

Elles ont lancé ces cris d’alarme au cours d’un culte œcuménique présidé par les représentants de différentes confessions religieuses. Cette activité a connu la participation de Catherine Odimba, la chargée de programme de l’ONU-FEMME, des représentants provinciaux de la Monusco et de l’Unicef, des Ministres provinciaux de la santé, du représentant personnel du gouverneur du Kasaï Central empêché, ainsi que du Ministre de la justice. Il a aussi été noté la présence des autorités religieuses de Kananga.

Dans leur déclaration, les femmes sollicitent en plus du retour de la paix, l’assistance humanitaire aux personnes déplacées. En réponse à cette demande, le représentant de la Monusco, Charles Fresby, a reconnu le retard de cette assistance mais a eu à affirmer la présence déjà dans le Grand Kasaï des experts humanitaires. Par ailleurs, il a souligné que les actions concrètes pourraient débuter d’ici le 15 août prochain.

Invitée à prendre parole, Delphine Bilowa Coordonnatrice de Caritas Kananga a déploré les violences de tout genre dont ont été victimes les femmes et filles au Kasaï.

« La femme comme composante essentielle de la société a souffert et continue à souffrir dans sa chair et dans son corps déchiré par tant d’atrocités. Elle a tout perdu : les êtres chers, les biens matériels et même sa dignité. Les enfants et les jeunes en particuliers, les jeunes filles ont été utilisées, exploitées et embarquées dans un cycle infernal de violence sans issue. Tout cela na apporté que tristesse, frustrations et désolation. Voilà pourquoi, en cette période d’accalmie, nous sommes là pour méditer sur toutes ces situations, prier pour implorer la miséricorde de Dieu et son assistance pour que pareille situation ne se reproduise plus jamais », a-t-elle déclaré.

Cette rencontre de prière poursuit-elle, a un triple objectif; d’abord, notre prière est une action de grâce à Dieu, le Maitre des temps et des circonstances qui nous a permis d’être là pour le louer et le chanter. Il nous a appelés de l’Orient et de l’Occident, des quartiers, communes, territoires et provinces voisines, pour nous retrouver comme des frères et sœurs. Être ensemble pour manifester notre solidarité, resserrer nos liens de fraternité et d’amitié et lui dire merci, car ce qui nous unit est plus fort que tout!

Joseph Kazadi Mamba

Alors que la cérémonie de la mise en place de cette institution de soutien à la démocratie parrainée, au nom du Chef de l’État, par le duo Minaku-Kengo avait suscité un certain espoir, on peut se demander s’il existe une véritable volonté de faire fonctionner dans les meilleures conditions cet acteur important du processus électoral.

En effet, le CNSA se retrouve, 8 mois après l’Accord et 3 semaines après sa mise en place, sans locaux ni budget pour lui permettre de commencer son travail et asseoir quelque crédibilité.

Ce n’est donc pas étonnant de ne pas en sentir la présence dans la galaxie des institutions de la République ni d’en voir aucune activité alors qu’on nous confirme qu’il a été effectivement installé.

Personne n’a apparemment aucune solution pour loger dignement le CNSA et le doter des moyens d’exercer ses importantes et délicates prérogatives.

C’est à se demander si les responsables étatiques et particulièrement ceux de la Majorité présidentielle, en brillant par leur indifférence, croient dans son utilité et s’ils ne l’ont pas « installé » pour apaiser les impatiences de l’opinion et de la communauté internationale qui ont réclamé la mise en place rapide du CNSA, tandis que le président de la CENI, comme pour en démontrer l’inutilité afin de demeurer seul maître à la manœuvre, continue allègrement d’apprécier unilatéralement l’évolution du processus électoral alors que, au moins depuis l’installation de cette institution de soutien à la démocratie, le CNSA, organe émanant de la classe politique signataire de l’Accord, devrait obligatoirement y être associé.

Pour rappel, le CNSA a notamment pour mission de superviser le déroulement du processus électoral et la mise en place de l’Accord, avant dévaluer, avec le concours du gouvernement et de la CENI ce processus en vue d’élaborer un calendrier électoral consensuel.

Zabulon Kafubu

La cour d’appel de Bukavu siégeant en matière de contentieux électoral a rejeté vendredi 11 août toutes les requêtes en invalidation de certains candidats à l’élection du gouverneur de la province du Sud Kivu.

La cour d’appel de Bukavu a reçu cinq plaintes contre la CENI. Les plaignants demandaient l’invalidation de certaines candidatures au poste de gouverneur et vice-gouverneur du Sud-Kivu.
Le candidat Sylvanus Mushi Bonane s’est attaqué à la candidature de Claude Nyamugabo qu’il accusait de « n’avoir pas officiellement démissionné de son poste d’ambassadeur de la RDC en Ethiopie, mais également de faire partie intégrante de son parti politique, l’UPRDI ». Cette requête a été déclarée recevable mais non fondée. La cour n’a pas répondu favorablement à la requête du candidat Bagayamukwe qui demandait aussi l’invalidation de Claude Nyamugabo.

Les requêtes de la Majorité présidentielle(MP) contre Mushi Bonane et  Masumbuko Kwaria de l’AFDC et contre constant Mudekereza du Palu, au sujet de leurs candidatures comme indépendants alors qu’ils sont membres de la MP ont été rejetées par la cour d’appel de Bukavu.

Ainsi, aucune candidature n’est invalidée, la CENI devra alors publier la liste définitive de tous les sept concurrents au poste jadis occupé par Marcellin Cishambo.

 

 

 

Le secrétaire exécutif provincial de la Commission électorale nationale indépendante (CEN) au Kasaï-Central, Joseph Mputu, appelle les jeunes de cette province à se mobiliser pour la réussite de l’opération d’enrôlement des électeurs, attendue incessamment dans cette partie du pays. Il a lancé cet appel, samedi 12 août à Kananga, à l’occasion de la journée internationale de la jeunesse.

«Les jeunes doivent jouer un rôle capital dans ce processus de la révision du fichier électoral, celui de sensibiliser toute la population du Kasaï-central, pour que cette population comprenne que la carte d’électeur qu’elle va recevoir est très importante», a affirmé Joseph Mputu.

Il a rappelé que le processus d’enrôlement est une étape importante qui devra conduire aux élections.

«Aucune élection ne peut se passer sans enrôlement. A travers l’enrôlement, nous aurons le fichier électoral. Ce n’est qu’après nous passerons à une autre étape qui est celle des élections», a expliqué Joseph Mputu.

L’antenne de la CENI au Kasaï-central a également invité les jeunes de cette province à s’impliquer pour le retour d’une paix durable afin de faciliter le début de l’opération d’enrôlement.

Cette institution d’appui à la démocratie compte enrôler 1 554 634 personnes à travers 914 centres d’inscription et 6 antennes.

 

 

 

Le ministre congolais du Commerce extérieur, Jean Lucien Bussa, interdit l’importation et la commercialisation, sur toute l’étendue du territoire national, des poissons tilapias en provenance de cinq pays dont la Colombie, l’Equateur, l’Egypte, l’Israël et la Thailande. Dans un communiqué officiel publie samedi 12 août, il précise que cette mesure est prise suite à l’alerte sanitaire de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur le virus  mortel qui affecte les tilapias.

Dans ce communiqué, le ministre annonce le renforcement des contrôles, de suivi et de surveillance par les services des ministères de l’Agriculture, de la pèche et Elevage, et des autres services qui œuvrent aux frontières.

Il parle également de l’instruction donnée à BIVAC International [Laboratoires de contrôle sanitaire et de l’environnement Environnement] d’interdire l’embarquement desdits produits en direction de la RDC.

Il est aussi interdit à tous  les services qui opèrent aux frontières de consigner toute cargaison contenant les poissons en provenance de la Colombie, l’Equateur, l’Egypte, la Thailande et l’Israël, ajoute le document.

Jean Lucien Busa instruit également les secrétaires généraux au Commerce extérieur, à l’Economie, à l’Agriculture et au commissaire général de la Police nationale Congolaise (PNC) ainsi qu’à l’OCC de s’assurer de l’exécution de ces mesures.

En juin dernier, l’Office congolais de contrôle (OCC) avait déclaré avoir renforcé les mesures de surveillance des produits en provenance des 5 pays précités où des cas du « virus de lac du Tilapia » ont été rapportés.

La Chine vient d'ouvrir sa première chambre de commerce en Côte d'Ivoire. Une nouvelle étape dans les relations économiques entre les deux pays. Des entreprises de l'Empire du Milieu investissent depuis les années 1990, notamment dans de gros projets d'infrastructures. Les échanges commerciaux Chine-Côte d'Ivoire ont explosé : + 260% entre 2014 et 2016. Alors, à quoi va servir cette chambre de commerce ? Que peut-elle apporter de plus aux entreprises chinoises ?

« Faites des affaires en respectant les lois ivoiriennes... ». Ce sont les mots prononcés par l'ambassadeur de Chine lors de l'inauguration de la chambre de commerce chinoise à Abidjan. Plus qu'un conseil, c'est un avertissement à l'attention des sociétés de son pays implantées en Côte d'Ivoire.
 

Alban Ahouré est professeur d'économie à l'université Félix Houphouet Boigny d'Abidjan...
« Nous avons des situations de Chinois venus en Côte d'Ivoire et qui ne sont pas traités dans de bonnes conditions. Nous avons des entreprises chinoises qui sont quelquefois dans la contrefaçon. C'est un appel important au vu de l'actualité pour dire, respectez les lois ivoiriennes, en ce qui concerne le marché du travail, la fiscalité. »

Pour respecter les lois, il faut d'abord les comprendre. La chambre de commerce est là pour traduire les réglementations. Elle est aussi un outil de lobbying.

Charles Doukouré Fé est enseignant-chercheur à l'école nationale supérieure de statistique et d'économie appliquée d'Abidjan...
« C'est un organe qui va servir d'intermédiaire entre les acteurs de l'économie chinoise et l'Etat ivoirien. L'un des rôles majeurs que l'on assigne à cette chambre de commerce, c'est de soutenir et protéger les intérêts des entreprises chinoises. Il y a d'abord des parts de marché à conserver, à augmenter. Il y a aussi l'accompagnement en matière de coaching pour avoir de meilleures opportunités d'affaires. »

Aujourd'hui, les investissements chinois se concentrent dans des grands projets d'infrastructures. L'extension du port d'Abidjan, la construction d'un stade olympique ou du barrage hydroélectrique de Soubré. Alors, la nouvelle chambre de commerce doit aussi aider à la diversification des activités chinoises en Côte d'Ivoire.

Alban Ahouré : « La Côte d'Ivoire ambitionne d'aller vers l'industrialisation. Ces entreprises chinoises, en plus d'être dans les infrastructures, il serait intéressant de les avoir dans le secteur industriel pour favoriser une transformation structurelle qui permette la diversification de l'économie ivoirienne afin de réduire les effets de choc tel que la baisse du cours du cacao. »

Le choix de la Côte d'Ivoire est aussi stratégique pour Alban Ahouré. Installer la chambre de commerce dans la première puissance de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, c'est un moyen d'accéder aux marchés des autres pays de l'UEMOA, comme le Sénégal, le Mali ou le Burkina Faso.

 

 

 

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