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vendredi, 20 octobre 2017 08:42

Marine Le Pen ressort du bois sur France 2

Jeudi 19 octobre, c'était opération séduction pour Marine le Pen sur le plateau de France 2. Invitée de « l'Emission politique », la présidente du Front national a tenté de se relancer après le débat raté face à Emmanuel Macron en mai 2017, entre les deux tours de la présidentielle. Pour ce faire, la patronne du parti d'extrême droite s'est montrée bien moins agressive.

Dès son arrivée sur le plateau de France 2, le contraste se veut saisissant : Marine Le Pen joue la convivialité.

Souriante, la présidente du FN fait même preuve d'empathie envers deux de ses adversaires politiques, cibles de menaces terroristes, le porte-parole du gouvernement et le meneur de La France insoumise (LFI) : « Permettez-moi d’exprimer ma solidarité à l’égard de monsieur Castaner et de monsieur Mélenchon. La violence contre des responsables politiques est inadmissible. »

→ Décryptage d'Erwan Lecoeur : Ultra-droite en France: dix interpellations contre un projet d'attentat

Un ton aux antipodes de celui adopté lors du débat. Marine Le Pen le sait, il a laissé des traces : « Je pense que j’ai raté un rendez-vous avec les Français et que ça a suscité de la déception. »

Autre moment fort de ces deux heures d'émission, peut-être le plus fort, une clarification : après avoir été la clé de voûte du programme du FN, la sortie de la zone euro n'est finalement plus une priorité. « Figurez-vous que j’ai entendu ce que m’ont dit les Français lors de l’élection présidentielle. Cette sortie, qu’ils ont perçue comme brutale, a entraîné chez eux une véritable crainte »

Pour remobiliser, Marine Le Pen opère donc un virage à 180 degrés et n’oublie pas de s'attaquer au président Macron et à son budget « profondément injuste ».

 

 

 

A Madagascar, la peste continue de faire des victimes. Depuis plus de deux mois, 878 cas de peste ont été enregistrés et 80 personnes sont mortes de cette maladie sur l'ensemble de la Grande Ile, selon les derniers chiffres transmis par le ministère malgache de la Santé publique, ce mercredi. La peste est particulièrement virulente cette année et le bilan s'alourdit de jour en jour.

Sur les 878 cas de peste enregistrés, environ trois quarts sont des cas de peste pulmonaire. Cette forme est très contagieuse. Elle se transmet d'homme à homme par des gouttelettes de salives. Sans traitement, elle peut être mortelle en seulement 24 heures. A Antananarivo, au moins 31 personnes sont mortes de la peste indique le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes.

Une grande campagne d'assainissement est en cours dans la capitale. La désinfection et la désinsectisation des quartiers insalubres, des bus et des marchés continue. L'interdiction des rassemblements publics est maintenue.

L'autre cheval de bataille des autorités, c'est d'informer la population, car certaines personnes ne se doutent pas qu'elles ont la peste. Elles en meurent à leur domicile et contaminent leurs proches sans le savoir. Des agents ont été mobilisés pour faire du porte-à-porte dans la capitale et sensibiliser les habitants.

Aide de la France

En parallèle, la France a indiqué avoir envoyé deux médecins urgentistes et une infirmière  pour contribuer à la mise en place d'un SAMU dédiée à la peste à Antananarivo. « Un dispositif déterminant pour parvenir à enrayer la progression de l'épidémie », précise l'ambassade de France à Madagascar. L'objectif est de prendre  en charge plus rapidement les cas suspects de peste et de limiter l'expansion de la maladie. Cette équipe envoyée par la France est placée sous la gestion du ministère malgache de la Santé.

Pour sa part, l’Organisation mondiale de la santé maintient l'épidémie de peste au niveau 2. Elle indique que le risque de propagation est « modéré » au niveau régional, c'est-à-dire dans les iles voisines de Madagascar. A l'international, l'OMS juge le risque de contamination « faible ». Elle ne préconise aucune restriction de voyage.

 

 

 

Le Kenya est de plus en plus dans le doute. Le président de la Commission électorale, l'IEBC, a dit que dans les conditions actuelles il serait difficile d'organiser des élections crédibles jeudi prochain 26 octobre. Le principal opposant Raïla Odinga refuse de participer et appelle à des manifestations de masse le jour du vote. L'IEBC a tenté d'organiser une rencontre avec tous les candidats mais l'initiative a avorté. La tension ne cesse de monter et diverses organisations tirent la sonnette d'alarme.

C'est un véritable réquisitoire qu'a tenu Francis Ole Kaparo, le président de la Commission pour la cohésion et l'intégration (NCIC). Créée spécialement après les violences post-électorales de 2007, la NCIC a dénoncé les divisions politiques et ethniques de plus en plus fortes. « La situation politique est irresponsable et intenable, a-t-il affirmé. Le climat actuel ressemble de façon frappante à celui de 2007. On dirait que les leaders politiques ont rapidement oublié le carnage, la souffrance et l'agonie qu'ont vécus les Kényans. Notre peuple doit apprendre à se parler pour résoudre ses problèmes. »

La NCIC a rappelé la lourde responsabilité de la Commission électorale, et le lien entre une élection crédible et la paix du pays. Une quinzaine d'organisations de la société civile ont également donné de la voix.

« Les leaders doivent rejeter les insultes et la violence. L'opposition doit cesser ses attaques contre la Commission électorale. La rhétorique enflammée et les positions radicales violent la Constitution. Il faut que cela cesse. Sans accord politique, le 26 octobre ne peut pas être une date viable pour l'élection », a déclaré Bosire Wairimu Otieno, présidente de l'Association médicale du Kenya.

Bosire Wairimu Otieno a rappelé que ce vendredi 20 octobre célébrait Mashujaa Day, le jour des héros en l'honneur de ceux qui se sont battus pour l'indépendance. Mais cette journée ne sera pas le symbole d'unité attendu. En effet, l'opposition organisera une cérémonie parallèle à Kisumu, son fief dans l'ouest du pays.

 

 

 

Direction la Californie avec la Chronique des matières premières. Années plutôt mauvaises pour l’agriculture en perspective : moins d’agrumes et de fruits, mais une production d’amandes de nouveau record aux Etats-Unis. A l’approche du vote du Farm Bill 2018, les arboriculteurs demandent plus de soutien à l’export.

Oranges, pommes, raisin ou encore poires, côté fruits en Californie la baisse est quasiment générale cette année. Selon le rapport publié fin septembre par l’agence fédérale américaine AMS Agriculture Marketing Service la production de pomme devrait chuter de 7%, celle de pêches de 4%. Même tendance pour les récoltes d’oranges : moins 11% en 2018. Même prévision enfin pour le raisin : – 2%. A noter que ces estimations ont été réalisées avant les gigantesques incendies dans les vallées de Napa et Sonoma dont les conséquences sur les révoltes ne sont pas encore connues. De même qu’en Floride après le passage de l’ouragan Irma et Harvey.

Tout le contraire pour les amandes… dont la Central Valley californienne est devenue en dix ans le premier producteur mondial. Les prévisions pour 2018 dépassent celles de 2017, année pourtant record. Mais avec des stocks toujours importants, les prix de l’amande californienne devraient selon l’AMS se stabiliser sur le marché international.

Dans ce contexte les arboriculteurs espèrent plus de soutien de l’Etat avec le prochain Farm Bill cette loi-cadre agricole adoptée tous les cinq ans aux Etats Unis. La prochaine doit passer en 2018 devant le Congrès et déterminera la politique agricole de l’administration Trump qui pendant sa campagne s’était déclarée « proagriculture ». L’Alliance des amandes de Californie espère donc plus de soutien du département de l’agriculture américain de façon à rester compétitifs à l’exportation. Selon sa présidente, Kelly Covello, ces aides n’ont pas augmenté lors des deux précédents Farm Bill or celles-ci sont essentielles au développement de cette culture riche en emplois en Californie qui représente plus de 5 milliards de dollars dans le PIB américain. Sans ce soutien fédéral explique Kelli Covello, les productions d’amandes aux Etats Unis ne représenteraient pas aujourd’hui 80 % des ventes mondiales.

 

 

 

Tension et climat de peur règnent à Lomé alors qu'une nouvelle manifestation de l'opposition interdite doit se tenir ce vendredi dans la capitale togolaise. Trois personnes sont mortes jeudi 19 octobre, tuées par balle et près de quatre-vingts blessées, selon le bilan donné jeudi soir par l'opposition, au cours de heurts entre jeunes et forces de l'ordre togolaises. Des quartiers encore marqués par ces heurts.

Pneus brûlés, parpaings au sol, dans les quartiers de Bè et Kpota les traces des violences étaient encore visibles. Pendant toute la matinée et pour le 2e jour consécutif, des jeunes avaient dressé des barricades pour protester contre l'interdiction de défiler dans la ville. Jets de pierre, courses poursuites et gaz lacrymogènes ont marqué la journée de jeudi dans ces deux fiefs de l'opposition.

Résultat jeudi soir, pas un chat dans la rue. Les gens sont restés terrés chez eux, n'osant pas sortir. Mais dans le reste de la capitale aussi, la ville semblait comme endormie.

Toute la journée la circulation est restée timide, de nombreuses boutiques fermées avec des rues quasiment désertes, hormis quelques moto-taxis sur les grands axes. Partout aussi, les forces de l'ordre visibles en nombre sur les points stratégiques de la capitale.

Et le siège et le quartier de la Cédéao, la destination de la marche prévue par l'opposition ce vendredi, étaient toujours bouclés par la police jeudi soir. L'opposition qui persiste et signe, le mot d'ordre de mobilisation pour ce vendredi est maintenu dans les rues. Malgré les échauffourées, les jeunes sont restés déterminés : « Faure n'a qu'à quitter le pouvoir, le mandat qu'il a fait, ça suffit comme ça. On en a marre ! »

La France suit avec préoccupation la situation au Togo, a commenté jeudi le ministère français des Affaires étrangères lors d'un point presse à Paris. « Nous condamnons fermement les violences récentes qui ont fait plusieurs victimes (et) appelons les parties à l'apaisement et à entamer un dialogue. »

 

 

 

Cette fois-ci il s’agit de son comportement lors d’un appel passé à la veuve d’un soldat qui est mort dans une embuscade au Niger. Au total 4 militaires américains ont été tués lors de cette mission et Donald Trump a déjà été critiqué pour avoir présenté ses condoléances aux proches très tardivement. Mardi dernier, il a appelé la veuve du sergent La David T. Johnson, (l’un des 4 soldats américains morts au Niger) juste au moment au elle se préparait à accueillir le cercueil de son mari. Une élue démocrate de la Floride a assisté à la conversation, voici son témoignage, diffusé sur la chaîne CNN.

Donald Trump, lui, réfute ces accusations. Selon le président, l'élue démocrate a complètement inventé ce qu’il avait dit à la veuve. Toute la presse parle de cette nouvelle affaire. « Comment la réaction de Donald Trump à la mort de 4 soldats s’est-elle transformée en un désastre ? », se demande le Los Angeles Times. En tout cas, « elleillustre parfaitement le style de gouvernance du président », écrit le journal. « Imprévisible, désorganisé et incapable de faire face aux critiques ». Alors, à qui la faute ?Un ancien conseiller politique interviewé dans le journal accuse l’entourage de Donald Trump. « Ils n’ont pas géré la situation : normalement, on écrit une note et on demande au président de passer rapidement des coups de fil aux proches ». Le Los Angeles Times rappelle que cette gaffe s’est produite alors qu’un ancien général, John Kelly, occupe les fonctions de chef du cabinet.

D’après certains journaux, Donald Trump pourrait payer cher l’erreur de son équipe. Selon le Boston Globe, le président perd un argument de poids dans ses attaques contre la Ligue Nationale du Football et les joueurs qui se mettent à genou pendant l’hymne national pour dénoncer les tensions raciales aux Etats-Unis. Donald Trump ne cesse de répéter que ces joueurs manquent de patriotisme et de respect pour les vétérans. A présent, certains pourraient rétorquer que le président n’est pas la personne la mieux placée pour parler de patriotisme, écrit le Boston Globe.

Mort d’un sympathisant pro-Mapuche

Le cadavre découvert dans une rivière de Patagonie est probablement celui de Santiago Maldonado, l'activiste dont la disparition a ému l'Argentine. Sa carte d'identité a été retrouvée dans la poche d'un des vêtements. Pour la presse qui cite des sources policières, le corps est bien celui de Santiago Maldonado. Mais la famille reste prudente. Elle attend l’autopsie et le test ADN avant de se prononcer, écrit le journal Clarin. Silence radio aussi du côté du gouvernement. Aucun membre du cabinet n’a le droit de s’exprimer sur cette affaire avant que l’identité de la victime ne soit confirmée, précise La Nacion. S’agit-il d’une bavure de la gendarmerie ou d’un accident ? Les deux hypothèses sont envisagées dans la presse argentine.

Au Brésil, le président Michel Temer a de quoi se réjouir

La Commission parlementaire qui doit étudier une nouvelle mise en accusation du président a voté sans surprise contre l'ouverture d'un procès. Les députés ont suivi l'avis du rapporteur. Du coup, il est très peu probable que la Chambre des députés se prononce dans les prochains jours en faveur d’un procès. O Globo titre déjà sur la pire semaine dans l’histoire de l’enquête « Lava jato », cette enquête sur un vaste système de corruption dont aurait également bénéficié l’actuel président.

Le président qui fait aussi la Une mais pour une autre raison : son numéro de téléphone a été publié par erreur sur le site internet de la Chambre des députés. Depuis, Michel Temer ne cesse de recevoir des appels des journalistes qui sont plutôt bien accueillis. « Je parle au président, non ? », a demandé un reporter d’O Globo« Oui, parfaitement », a répondu en riant Michel Temer avant de concéder une courte interview. A un autre journaliste, il a lancé après une courte conversation : « Vous pouvez rappeler quand vous voulez, je suis à votre disposition ». Selon le journal, le président ne pense pas changer ce numéro de téléphone même s’il a donc été rendu public.

Une affaire de harcèlement sexuel ébranle le show-biz québécois

C’est à la Une du journal Le Devoir. Le producteur canadien Gilbert Rozon président et fondateur du groupe « Juste pour rire » est accusé d’avoir harcelé et agressé plusieurs femmes. Au total, neuf femmes ont décidé, dans la foulée du mouvement #MeToo, de témoigner dans le journal québécois. Du coup le producteur a annoncé sa démission de toutes ses fonctions. Selon Radio-Canada, Gilbert Rozon est visé par une enquête de la police de Montréal pour une agression sexuelle qui se serait produite à Paris en 1994.

 

 

 

Joseph Kabila a discuté en tête-à-tête avec João Lourenço des relations entre l’Angola et la RDC au Centre international de conférence de Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville, à l’occasion du 7ème sommet ordinaire de la CIRGL et la 8ème réunion de haut niveau du mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région.

Les deux hommes ont discuté des questions d’intérêt bilatéral et régional, a dit ACTUALITE.CD une source de la présidence congolaise.

Après deux mandats (le premier entamé depuis janvier 2014) à la tête de la CIRGL, l’Angola a cédé la présidence tournante au Congo-Brazzaville

 

 

 

Depuis jeudi 19 octobre, le Congo préside aux destinées de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). L'Angola lui a passé le témoin au cours d'un sommet ordinaire de cette organisation à Brazzaville. Ce sommet auquel ont pris part six chefs d'Etat a été suivi par une autre réunion sur la paix et la sécurité dans cette zone et notamment en République démocratique du Congo qui a reçu le soutien de neutraliser les forces négatives à l'origine de son instabilité.

Au cours de cette double réunion, les chefs d'Etat se sont dits « préoccupés » par la situation d'instabilité en RDC. Ils ont pris une série de décisions énumérées par Jean-Claude Gakosso, ministre congolais des Affaires étrangères. Première décision : « Encourager le gouvernement de la RDC, agissant avec l'appui des pays de la région et de la Monusco, à poursuivre vigoureusement la neutralisation des forces négatives et d'intensifier les opérations contre ces groupes armés en particulier les ADF, les FDLR et autres Kamunia Nsapu, tous des groupes armés qui terrorisent et continuent de déstabiliser la RDC », a -t-il dit.

Toutes ces décisions sont soutenues par Saïd Djinnit, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU dans la région des Grands Lacs. « Ces groupes armés appelés forces négatives constituent une menace grave à la sécurité des populations et à la stabilité de la région », a-t-il justifié.

La Conférence internationale pour la région des Grands Lacs est désormais présidée par le Congo. Son chef de l'Etat Denis Sassou-Nguesso s'est dit prêt à accomplir toutes les missions qui lui ont été confiées. « Nous sommes le 19 octobre, il faut que le 26 octobre (date de l'élection présidentielle au Kenya, ndlr) que le président en exercice de la CIRGL se rende à Nairobi pour tenter quelques démarches de bons offices. Donc, nous avons déjà le pied à l'étrier », a laissé entendre le président congolais.

 

 

 

La situation en Catalogne s'invite discrètement au sommet européen qui se tient depuis le 19 octobre à Bruxelles. La crise a bien été évoquée, mais pas directement par Mariano Rajoy qui, lui, est resté bien silencieux.

Avec notre envoyée spéciale à Bruxelles, Anissa El jabri

En Estonie, l'espagnol Mariano Rajoy n’était déjà pas venu au précédent rendez-vous européen, retenu à domicile par le début de la crise en Catalogne. Cette fois, le chef du gouvernement espagnol s’est bien rendu à Bruxelles. Mais pas un mot, ni devant ses collègues conservateurs lors du traditionnel rendez-vous d’avant Conseil européen, ni dans les couloirs feutrés du sommet. Rien n’a filtré non plus sur ce sujet au dîner entre dirigeants du jeudi soir.

Emmanuel Macron et Mariano Rajoy se sont bien vus en tête-à-tête hier soir, mais le message reste le même : Paris comme Berlin d’ailleurs martèlent leur soutien à Madrid. Point à la ligne. Pour Donald Tusk, le président du Conseil européen, c’est clair : « L’Union européenne ne peut pas résoudre cette crise ». « Nous avons tous nos propres émotions, opinions, évaluations, mais d'un point de vue formel il n'y a pas d'espace pour une intervention de l'UE » dans cette crise, a encore insisté M. Tusk.

Et le Brexit ?

A Bruxelles donc, on ne parle pas de la Catalogne, en tout cas pas officiellement, mais bien du Brexit. Les Vingt-Sept sont d'accord pour juger les progrès des négociations insuffisants. Ils sont unis aussi pour laisser la porte ouverte et faire savoir qu’ils commencent ensemble à réfléchir à la deuxième phase des négociations, et surtout à l’après-Brexit.

Ils ont donc prévu de faire un geste en acceptant de lancer des « préparations internes » en vue des futures négociations sur la relation post-Brexit que Londres attend avec impatience. Mais ils devraient rester inflexibles sur la nécessité de boucler d'abord les modalités du divorce, avant de se lancer dans une quelconque tractation commerciale.

Donald Tusk présente également ce 20 octobre au matin un plan de travail sur deux ans, des pistes, après les propositions d’Emmanuel Macron en septembre, pour réformer l’Europe des Vingt-Sept.

 

 

 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé, dans un communiqué publié mercredi, la suspension d'une partie de ses activités dans la région de Kidal, dans le nord du Mali. Une suspension qui affectera des activités telles que la distribution de nourriture, de matériel et qui risque de retarder plusieurs projets en matière d'accès à l'eau et d'assainissement. En cause : des conditions de sécurité de plus en plus incertaines. Le CICR continuera tout de même à assurer ses activités de chirurgie d'urgence à l'hôpital de Kidal.

 

Dans la nuit de dimanche à lundi, une de nos résidences à Kidal dans laquelle dormaient quelques-uns de nos expatriés a été attaquée et cambriolée par des hommes en armes. Les individus ont même tenté de forcer les portes des chambres des délégués du CICR. Il nous faut un certain temps de réflexion, il nous faut un temps de repos pour les personnes qui ont été choquées à l’intérieur de notre résidence. Il nous faut un temps de discussion avec les autorités locales. De manière générale, le CICR a souffert de quatorze incidents de sécurité graves au Mali en 2017 contre deux seulement en 2016. Ceci démontre une claire détérioration de la situation au niveau de la criminalité, et particulièrement à Kidal où, à quatre reprises, nos locaux ont été cambriolés. Mais nous avons bon espoir de retrouver un niveau de sécurité suffisant et un respect suffisant de l’action humanitaire neutre du CICR
 
Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation du CICR au Mali

 

 

 

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