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les retards du processus électoral pointés dans un second rapport du GEC

A moins d'un mois d'élections cruciales en RDC, le Groupe d'étude sur le Congo (Gec), qui dépend de l'université de New York, publie le deuxième volet d'une série de rapports intitulés : « RDC : les élections de tous les dangers ». Principale conclusion de cette deuxième étude : les retards enregistrés dans l'organisation des élections. Plus de deux ans après la date prévue par la Constitution, ces retards sont dûs aux choix politiques de la coalition au pouvoir.


Il y a d'abord ces rounds de « concertations nationales » entre pouvoir et opposition. Un premier en 2013, deux ans à peine après les élections très contestées de 2011. Puis un autre, à trois mois seulement de la présidentielle fin 2016. Ces discussions, sous couvert de porter sur le processus électoral, ont permis de mieux retarder les échéances, estiment les chercheurs du groupe d'étude américain.


Il y a ensuite la gestion du calendrier électoral. En mai 2014, la Céni publie un premier échéancier mais n'y figure aucune date pour les législatives et surtout la présidentielle. Résultat : levée de boucliers du côté de l'opposition et blocage. En février 2015, nouveau chronogramme avec cette fois une présidentielle programmée... fin 2016. Mais le programme est très serré. D'autant plus difficile à tenir que le gouvernement décide de redécouper les provinces du pays : de 11 elles passent à 26 ! Pour le groupe de chercheurs, tout cela révèle un manque de volonté politique d'organiser les élections.


Autre facteur qui risque à nouveau de retarder le scrutin : le refus des autorités d'accepter l'aide de l'ONU pour acheminer le matériel électoral. A la place des avions de l'organisation, les autorités ont choisi des moyens de transport moins surs comme des camions et le train alors qu'au Congo les routes sont vite impraticables en cas de pluie.


Enfin, on peut aussi parler du choix tardif, en juillet 2017, mais rendu public en juillet 2018, d'avoir recours à des ordinateurs pour voter. Mais aussi de racheter l'ensemble du matériel électoral : urnes, isoloirs, etc, plutôt que de réutiliser celui de 2011. La Céni est une nouvelle fois obligée de redéployer tout ce matériel dans un pays gigantesque et alors qu'il y a déjà du retard. Selon ce groupe de chercheurs, début novembre, la Céni jugeait déjà « critique » le déploiement du matériel électoral dans les cinq provinces du pays. « Le moindre aléa pourrait entrainer des retards dans l'ouverture des centaines de bureaux de vote » ou « provoquer un nouveau report des élections », estiment ces chercheurs. 

 

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Invité
dimanche 16 décembre 2018
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