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Mieux connaître le tissu économique de la République Démocratique du Congo, optimiser les relations entre les donneurs d’ordre et les sous-traitants, favoriser la communication et la technologie, tel est l’enjeu d’une information à la portée de tous.

URL du site internet: http://www.leguideco.com/

Une semaine après les inondations et les glissements de terrain qui ont fait près de 500 morts et des centaines de personnes toujours portées disparues à Freetown, la capitale de la Sierra Leone, autorités et organisations humanitaires sont à pied d'œuvre pour fournir une aide d'urgence aux populations touchées et aux milliers de sans-abris. Au lendemain de la catastrophe, le président Ernest Bai Koroma avait lancé un appel à l'aide internationale. Un cri d’alarme renouvelé lundi 21 août par le porte-parole de la présidence.

L'armée est toujours déployée sur les lieux du désastre et elle retrouve toujours des corps ici et là. Nous sommes aussi préoccupés par les femmes et les enfants, ceux qui ont survécu, les communautés affectées. Ils sont hébergés dans des centres d'accueils temporaires où nous leur fournissons un soutien psychosocial, de la nourriture et des fournitures médicales. Mais cela n'est pas suffisant, c'est pourquoi nous lançons un appel à la communauté internationale. En Sierra Leone, nous avons traversé un conflit dévastateur dans les années 1990, nous avons vécu l'épidémie d'Ebola qui a couté la vie à beaucoup de nos compatriotes, mais nous n'avons jamais assisté à un désastre de cette ampleur en un seul jour. Donc c'est très traumatisant pour nous et nous sommes dépassés. Nous sommes reconnaissants aux pays ayant apporté leur soutien, mais nous avons toujours besoin d'une solution durable qui va permettre de reloger les personnes affectées et pas seulement eux, mais aussi ceux des autres zones à risque.
Abdulai Bayraytay
 
22-08-2017 - Par Stéphanie Aglietti

Dans une interview au quotidien USA Today, de ce lundi 21 août, le directeur du Secret Service, Randolph Alles, ancien général du corps des Marines, lance ce cri d'alerte : « Mes caisses sont vides. » A partir du 1er septembre, il n'aura plus d'argent pour payer les 1 100 agents qui assurent la protection de Donald Trump et de son entourage. Le budget alloué pour cette année sera épuisé.

Avec notre correspondant à Washington,  Jean-Louis Pourtet

L'une des raisons de ce dépassement budgétaire : les fréquents week-ends du présidentdans ses clubs de golf en Floride, en Virginie ou dans le New Jersey. Chaque déplacement coûte 3 millions de dollars pour sa protection, dont 60 000 pour les voiturettes de golf des agents qui l'accompagnent sur le terrain.

Le Secret Service protège aussi les membres de la famille présidentielle. Lorsqu'Eric a effectué récemment un voyage en Uruguay, la facture d'hôtel pour les agents l'accompagnant s'élevait à 100 000 dollars. L'agence doit assurer la protection de 42 personnes au total, soit 11 de plus que pour Obama.

Le directeur espère que le Congrès va mettre la main à la poche, sinon il ne pourra payer les heures supplémentaires déjà travaillées de son personnel. Donald Trump qui, en frais de voyage, aura dépensé en sept mois plus que son prédécesseur en huit ans, écrivait en 2014 dans un tweet :

 

« Nous payons les voyages d'Obama pour qu'il puisse collecter des millions de dollars pour que les démocrates vendent leurs mensonges. Et après cela, nous payons pour ses parties de golf. »

 

We pay for Obama's travel so he can fundraise millions so Democrats can run on lies. Then we pay for his golf.

CHRONOLOGIE ET CHIFFRES CLÉS

Après le MPLA et la Casa-Ce, c'est l'Unita qui tenait lundi 21 août son dernier grand meeting de campagne à Luanda, la capitale angolaise. Des milliers de militants étaient réunis pour écouter Isaias Samakuva, leur leader et candidat à la présidence de la République. A la tribune, il a dénoncé des irrégularités et a appelé la population à ne pas se laisser intimider par le MPLA, son rival historique.

En attendant leur leader, les militants de l'Unita (Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola) insistent sur un point : personne n'a été forcé de venir à ce meeting, les militants et sympathisants de l'Unita ont répondu librement à l'appel de leur parti. Contrairement au MPLA (Mouvement populaire de libération de l’Angola), affirment-ils.

Ils dénoncent également la tenue d'un meeting en parallèle du parti au pouvoir pour créer des troubles, le fait que la TPA, la chaîne nationale, montre toujours des images biaisées de leur meeting.

Malgré cela, ils restent persuadés de pouvoir battre le MLPA, le rival historique, malgré surtout l'inévitable fraude, insistent-ils.

C'est presque un discours miroir prononcé à la tribune par Isaias Samakuva. Le leader de l'Unita passe le premier quartier d'heure de son discours à revenir sur le déséquilibre de traitement, sur l'utilisation par le MPLA de l'appareil et des moyens de l'Etat et des fonctionnaires pour faire campagne. Il a d’ores et déjà porté plainte, car une partie de ses délégués dans les bureaux de vote – qui doivent assurer le monitoring du scrutin – n'aurait pas reçu les autorisations nécessaires de la commission électorale.

Intimidations

Isaias Samakuva a surtout insisté sur le secret du vote, l'anonymat que confère l'isoloir, et a appelé les électeurs à ne pas se laisser intimider par le MPLA et ses discours.

Le parti au pouvoir insiste toujours sur le fait que l'Unita est synonyme de guerre et de conflit, comme il l'a fait dès le début de la guerre civile. L'Unita s'en défend et attaque son rival sur le front économique, crise oblige, dénonçant la pauvreté dans laquelle la population angolaise est maintenue malgré les richesses que possède le pays.

La campagne se termine ce lundi soir. Le vote est prévu pour ce mercredi. Plus de neuf millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour élire les députés qui eux-mêmes désigneront le remplaçant de José Eduardo dos Santos.

A (RE)LIRE → « Quand vous n’êtes pas avec le MPLA, vous êtes contre le MPLA »

 

Les supporters de l'Unita au meeting de fin de campagne, lundi 21 août 2017. © RFI/Sonia Rolley
 

Les Gabonais l'attendaient depuis cinq jours. Le nouveau gouvernement a été dévoilé, lundi 21 août dans la soirée, à Libreville. L'équipe gouvernementale est ramenée à 38 ministres contre 40 pour l'ancienne équipe. Le grand chamboulement attendu ne s'est pas produit. Plusieurs cadres de l'équipe sortante ont conservé leur portefeuille sinon changé simplement de poste. L'ouverture n'a concerné qu'une partie de l'opposition.

Ils sont 38 y compris le Premier ministre, Emmanuel Issoze-Ngondet, confirmé à son poste.

Les principaux lieutenants du chef de l'Etat conservent leurs postes : la Défense reste entre les mains d'Etienne Massard Makaga et Alain Claude Bilie-By-Nze demeure patron de la Communication. Pascal Houangni Ambourouet conserve le portefeuille du Pétrole. Régis Immongault reste aux Finances. Noël Nelson M'Essone quitte la Direction général du protocole d'Etat pour devenir ministre des Affaires étrangères.

Les sorties les plus inattendues sont celles de la ministre des Sports, Nicole Assélé, cousine d'Ali Bongo. Il y a aussi le ministre de la Justice et celui de l'Education nationale.

Le gouvernement s'est ouvert davantage à l'opposition. Plusieurs nouvelles figures intègrent l'équipe.

Outre la formation du gouvernement, l'opposant Pierre Claver Maganga Moussavou, ancien candidat à l'élection présidentielle, a été promu vice-président de la République. Ce poste était vacant depuis 2009.

René Ndemezo'o Obiang, ancien directeur de campagne de Jean Ping, a pour sa part été nommé président du Conseil économique et social (CES).

Un paysage politique clarifié

Le nouveau gouvernement confirme la fracture du pays en trois principaux camps. Le premier est celui incarné par le Parti démocratique gabonais, le PDG, qui dirige le Gabon depuis près d'un demi-siècle. Le parti, présidé par le chef de l'Etat, Ali Bongo, concentre entre ses mains tous les ministères de souveraineté.

Le second camp est celui de l'opposition radicale dont Jean Ping est le chef de file. Aucun cadre de cette famille politique n'a été débauché. En tout cas, pas un seul fidèle de Jean Ping n'a mordu aux sirènes du pouvoir.

Au milieu, il y a l'opposition dite « responsable » ou de service. Celle-là même qui a participé au dialogue politique organisé par le pouvoir. René Ndemezo'o Obiang et Pierre Claver Maganga Moussavou, figures de proue de cette opposition, ont réussi à faire nommer leurs fidèles au gouvernement.

Ce gouvernement n'a que huit mois pour démontrer sa capacité à juguler la crise qui étrangle le Gabon. Sinon, il sera balayé après les législatives d'avril 2018.

« On ne peut pas parler d'ouverture »

Pour Eric Dodo Bounguendza, secrétaire général du PDG au pouvoir, ce gouvernement reflète les engagements pris par le président Bongo pendant le dialogue. Il salue l’arrivée de « compatriotes de l’opposition ». « C’est un gouvernement qui est ouvert et qui prouve que, nonobstant les bords politiques, les Gabonais peuvent prioriser l’intérêt supérieur de la nation au détriment des intérêts individuels. »

Il pointe aussi la nomination d’un vice-président et du président du Conseil économique et social. « C’est tout un jeu d’institutions qui permettra de mettre en œuvre les décisions consensuelles arrêtées lors du dernier dialogue tant par la société civile que par la classe politique gabonaise », estime-t-il.

De son côté, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de Jean Ping, affirme ne pas voir l'ouverture annoncée.

« Il y a un peu moins d’un an, il y a eu un gouvernement où l’on remerciait les putschistes, là on a un remaniement pour remercier ceux qui ont accompagné le putsch, assène-t-il. Mais parler d’ouverture… On ouvre vers quoi ? Vers rien. On a annoncé des membres de la coalition de Jean Ping dans ce gouvernement, je n’en vois aucun, donc on ne peut pas parler d’ouverture. »

« Là, ce qu’Ali Bongo a réussi à faire, poursuit-il, c’est de compromettre un peu plus de gens dans la classe politique, mais ça c’est leur responsabilité. » Et pour lui, c’est aussi la preuve que la coalition de Jean Ping « continue de tenir ».

Pas de resserrement, selon lui, non plus, de l'équipe gouvernementale, passée « seulement » de 40 à 38 membres (resserrement envisagé dans la lignée des instructions du FMI qui a approuvé en juin un prêt de 642 millions de dollars au Gabon pour relancer son économie, tout en recommandant des mesures d'assainissement budgétaire). « J’en connais à Washington qui vont s’arracher les cheveux », ironise le porte-parole de Jean-Ping.

Alors que la dépouille mortelle de Salif Diallo doit être rapatriée ce mercredi 23 août à Ouagadougou, une foule très importante se presse au domicile du défunt président de l’Assemblée nationale burkinabè. Depuis l’annonce de son décès samedi, ceux qui sont allés présenter leurs condoléances sont innombrables dans le pays.

Sur les graviers de l’allée qui mène au domicile privé de Salif Diallo, c’est un défilé incessant de proches, de parents, d’élus ou de simples citoyens qui viennent présenter leurs condoléances. Le décès du président de l'Assemblée nationaleburkinabè à Paris, samedi 19 août, a provoqué une vague d'émotion dans le pays, et au-delà. Celui qui était surnommé « le faiseur de président » aura en effet marqué fortement l'histoire politique du Burkina Faso.

Le député Henri Koubizara, de la circonscription du Nahouri, n’est pas étonné de la ferveur que suscite cette cérémonie. « Tout le monde est unanime, aujourd’hui, à reconnaitre que c’est un patriote qui, jusqu’à la dernière minute, a donné sa vie pour le Burkina Faso », explique-t-il à RFI.

« Tout le monde déplore son départ »

Une atmosphère emprunte de beaucoup de recueillement, tandis que la famille s’organise également pour organiser la cérémonie des obsèques, qui se tiendront à la fin de la semaine. « On va lancer un appel à la solidarité », affirme ce parent de Salif Diallo, venu avec son épouse pour saluer la famille. Pour lui, tout le pays est affecté par ce deuil. « Tout le monde, vraiment, déplore son départ et c’est la raison pour laquelle tout le monde se mobilise », assure-t-il.

 

Je salue la mémoire de Salif Diallo en souvenir des combats menés ensemble. Sa disparition est une lourde perte pour la Nation entière.

Il n’est pas surpris de voir autant de monde se presser au domicile de l’ancien président de l’Assemblée nationale et pronostique même que « demain ou après-demain, ce sera pire encore : il y aura trop de monde ici ». Un afflux « logique », estime ce parent de Salif Diallo. « Vu son travail, le monde ne peut pas manquer, même dans une semaine de cela, le monde continuera à venir ici. »

Le cortège des voitures et des piétons venus saluer la famille Diallo se poursuit toute la journée. Au siège du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti du président de l’Assemblée nationale, c’est aussi une foule importante qui se présente pour signer le registre des condoléance.

Après plus de trois mois passés à Londres pour se soigner, le chef de l'Etat nigérian reprend les rênes du pouvoir. Dans l’opposition comme dans la société civile, les réactions sont mitigées après le discours que le président convalescent a adressé à sa nation, lundi 21 août à la télévision et sur les réseaux sociaux.

Après le discours à la nation diffusé ce lundi 21 août, Muhammadu Buhari a rencontré à huis-clos son vice-président Yemi Osinbajo. Il a ensuite échangé avec quelques-uns de ses conseillers, puis il s'est retiré dans sa résidence privée.

Manifestement, le chef d'Etat nigérian a appliqué les conseils de l'un de ses proches. Nasir El Rufai, gouverneur de l'Etat de Kaduna, a réclamé lundi, sur différents médias nigérians, « moins de visiteurs au palais présidentiel ». Selon lui, le président Buhari doit « préserver son énergie pour exercer sa fonction ».

Après son message à la nation, les partisans de Muhammadu Buhari se sont félicités de son appel à l'unité du Nigeria. Atiku Abubakar, l’un des leaders de la majorité présidentiel, a appelé les Nigérians à « soutenir les actions à venir du chef de l'Etat ».

« Une occasion manquée »

Opposants et membres de la société civile se sont montrés, eux, moins convaincus. Sur son blog, Femi Fani-Kayode, du Parti démocratique populaire, reproche notamment au président nigérian « un discours peu inspirant, clivant et menaçant ». Oby Ezekwesili, l’une des fondatrices du mouvement « Bring Back our Girls », évoque « une occasion manquée ».

Lundi, après le discours, le président du Sénat et celui de la Chambre des représentants ont accusé réception de la lettre envoyée par Muhammadu Buhari. Le chef de l'Etat occupe donc, de nouveau, son fauteuil présidentiel.

Mais Femi Adesina, l’un de ses porte-paroles, a confirmé sur Channel TV la poursuite des contrôles médicaux. Et donc le fait que Muhammadu Buhari pourrait à nouveau s'absenter du Nigeria pour raisons de santé.

La campagne électorale pour l’élection partielle des gouverneurs et vice-gouverneurs débute mardi 22 août dans les provinces de la RDC où des vacances ont été constatées. Selon le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), cette période s’étendra jusqu’au 24 août.

L’élection proprement dite interviendra samedi 26 août, d’après le chronogramme de la CENI.
Conformément au calendrier de la commission électorale, les assemblées provinciales ont ainsi ouvert leurs sessions extraordinaires. Elles s’étendront du 21 au 30 août. Ces sessions se consacrent exclusivement à l’élection des gouverneurs et leurs vice-gouverneurs.

Au Sud-Kivu, sept candidats en lice tenteront de convaincre les élus provinciaux, à travers leurs projets de société. Le gouverneur élu remplacera Marcellin Cishambo, qui a démissionné de ce poste en juillet dernier. Ila été accusé de mauvaise gestion. Le président de l’assemblée provinciale du Sud-Kivu, Emile Kadudu, a demandé à la CENI de se montrer «impartiale lors des élections».

«J’invite aussi les députés provinciaux à faire preuve de maturité politique en tenant compte des enjeux de l’heure», a-t-il interpellé. L’actuel vice-gouverneur Gabriel Kalonda qui expédie les affaires courantes devra céder son fauteuil au colistier du nouveau gouverneur qui sera élu.

Sept candidats gouverneurs sont en lice:

Sylvanus Mushi Bonane
Juste Aganze Cibembe
Gustave Bagayamukwe Tadji
Jean-Pierre Mirindi Basheka
Constat Mudekereza Koko
Claude Nyamugabo Bazibuhe
Elie Zihindula Mushengezi
Aucune candidature féminine ne figure parmi les concurrents.

Tshopo : mettre fin aux intérims

Dans la province de la Tshopo, les cinq candidats en compétition seront reçus mardi 22 août à l’Assemblée provinciale pour la présentation de leurs projets de société. A cet effet, le président de l’assemblée provinciale, Joël Bafandu Yaweli exhorte les cinq candidats à «observer scrupuleusement les règles du jeu de la campagne électorale au sein de l’organe délibérant.»

Il a indiqué que l’organisation de l’élection prochaine du gouverneur et de son vice-gouverneur mettra un terme à une situation de «gestion de la province par intérim de manière successive.»

La province de la Tshopo est dirigée par des intérimaires après la démission du vice-gouverneur et de l’empêchement ainsi que de la démission du gouverneur de province, a-t-il déploré.

Les 5 candidats en compétition sont :

Patrick Matata
Constantin Lomata
Cyprien Heri Baraka
David Mendela
Simene wa Simene, de la majorité présidentielle.

Sud-Ubangi et Tshuapa: confrontation ouverte

Dans la province du Sud-Ubangi, trois candidats sont en lice. Trois postulants aussi sont enregistrés dans la Tshuapa. Selon les observateurs, la confrontation s’annonce ouverte, dans ces deux provinces où des indépendants se disputent le poste de gouverneur avec les tickets de la MP et de l’opposition.

Parmi les candidats en lice dans le Sud-Ubangi, figure Joachim Taila Nage, qui se présente en indépendant. Il s’est retiré de la majorité présidentielle (MP). Il y a aussi Yvon Dangbele, qui se présente comme indépendant, bien qu’étant du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba.

Le troisième candidat est Jean Wotewangi du parti ATD de José Makila de la majorité présidentielle.
Dans la Tshuapa, Pancrace Boongo de la majorité présidentielle, et deux indépendants, Papy Booto et Gyslain Ngayo, député provincial, vont faire la cour aux députés provinciaux pour solliciter leurs voix.

Pas d’élection à Mongala et Equateur

Il n’y aura pas d’élection partielle de vice-gouverneur tant dans la nouvelle province de l’Equateur que dans la Mongala. Dans la nouvelle province de l’Equateur, la CENI a suspendu cette élection après avoir pris en compte l’arrêt de la cour constitutionnelle qui réhabilite Madame Jeannine Intombi au poste de vice-gouverneur de province.

Mais dans la Mongala, le gouverneur de province n’a pas présenté son candidat colistier en remplacement d’Aimé Bokongu qui a été démis de ses fonctions par motion de défiance votée par l’assemblée provinciale.

 

 

 

Le constat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) sur l’impossibilité d’organiser les élections en RDC en 2017, ne se rallie qu’à celui de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a estimé lundi 21 août, le député national de la majorité présidentielle, Crispin Ngoy.

«Tout le monde se souviendra qu’il y a un peu plus d’un mois, le président de la CENI, Corneille Nangaa, avait été invité en France à une réunion et il avait déclaré que techniquement, il n’était pas possible d’organiser les élections en 2017», rappelle Crispin Ngoy.

Dimanche 20 août dernier a l’issue de son 37e sommet, la SADC a aussi noté qu’il ne serait pas possible d’organiser les élections en République démocratique du Congo en décembre 2017, en raison d’un «certain nombre de défis à relever».

Pour Crispin Ngoy, le président sud-africain qui est le président en exercice de la SADC n’a fait que « se rallier à cette déclaration du technicien en la matière», faisant allusion aux propos de Corneille Nangaa. Le député congolais n’attend plus que la tripartite gouvernement congolais, CENI et CNSA formalise ce constat et l’annonce officiellement.

Cela n’engage pas les Congolais

Le député de l’opposition, Jean-Claude Vuemba, pense pour sa part que le constat de la SADC «n’engage nullement le peuple congolais.»

«Nous allons nous en tenir aux accords que les Congolaises et Congolais ont signé le 31 décembre 2016. Le reste ce n’est que des positions inutiles pour que le Congo soit encore dans l’esclavagisme affairiste de M. Zuma et de sa famille», a tonné Jean-Claude Vuemba, insistant sur la nécessité de tenir les élections
avant le 31 décembre 2017 comme mentionné dans l’accord politique dit de la Saint Sylvestre signé en fin d’année dernière par les politiciens congolais de tous bords sous l’égide de l’épiscopat congolais.

«Que la CENI nous présente un calendrier issu de l’accord de la Saint Sylvestre. Si la CENI essaye de s’y écarter, c’est le peuple congolais qui sera en face conformément à l’article 64», prévient le député Vuemba.

L’article 64 de la constitution stipule:

« Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution. Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l’État. Elle est punie conformément à la loi.»

 

 

 

L’intersyndicale des syndicats des enseignants du primaire, secondaire et professionnel demande à ses affiliés d’observer un arrêt de travail à partir du 4 septembre sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo jusqu’à ce que le gouvernement réponde à leurs revendications.

Dans une déclaration lue lundi 21 août, son porte-parole  précise que cette dernière vaut un préavis de grève.

Jacques Lukuku Pidji, porte-parole de l’intersyndical, dénonce le non-respect des engagements pris par le gouvernement :

«On s’est rendu compte que l’indexation des salaires qu’il avait promise au mois de juillet n’a pas été respectée, la légère augmentation de salaires, dont il a parlé pour le mois d’août, n’a pas été réalisée, la quotité versée à la mutuelle de santé n’a pas été prise en charge depuis le 4 septembre 2015…»

Invité de Radio Okapi jeudi 17 août, le ministre de l’EPSP, Gaston Musemena, avait demandé aux partenaires de l’éducation, notamment les enseignants, à «continuer leur sacerdoce d’élever les enfants».

«J’aimerais dire à l’opinion, de ne pas considérer la rentrée scolaire comme une opportunité pour des revendications quelconques ; au regard des difficultés que connaissent l’Etat», avait conseillé le ministre.

 

 

 

Plus d’une centaine d’enfants de Munigi, en territoire de Nyiragongo à 5 km au nord de Goma, ont bénéficié samedi 19 août de soins d’hygiène corporelle ordinaire, administrés par les casques bleus sud-africains de la MONUSCO, basés à Munigi. Les soldats de la paix ont administré ces soins pour célébrer le  “Mandela-Day”, une journée de partage avec les plus démunis en Afrique du Sud.

Une ambiance inhabituelle a régné samedi à l’hôpital d’enfants à Munigi, où étaient regroupés des enfants en bonne santé. Ils ont reçu des soins allant du bain complet jusqu’au port des vêtements propres de la part des casques bleus.

Ils auraient reçu ces soins corporels et hygiéniques normaux auprès de leurs parents. Mais, ces derniers sont morts ou tout simplement incapables de les leur offrir, selon des sources locales.

«Nous assistons ces enfants en nourriture, en habits. Et, nous nous assurons de leur propreté. Nous venons ici chaque début de la semaine. Mais, aujourd’hui, nous le faisons dans le cadre de 67 minutes de la journée de Mandela [célébré tous les 18 juillet] », a indiqué Madame Dipholo, psychologue de l’escadron Engineering sud-africain, qui était de la partie.

La députée Jeanne Butsitsi, élue de Nyiragongo, a salué cette action de bienfaisance:

«Ces enfants orphelins, qui n’ont ni père ni mère! Aujourd’hui, je les vois en train d’être lavés, de changer d’habits, et être enduis de pommade. Vraiment, ça me touche beaucoup! Il s’agit même d’un esprit humanitaire très élevé! Cela va contribuer, assurément, au mieux-être de la population de Nyiragongo, touchée surtout par le choléra.»

A part le manque d’eau depuis des années, le territoire de Nyiragongo est, comme la ville de Goma, touché de plein fouet par l’épidémie de choléra, depuis juin dernier. Près de 3 600 cas ont été déjà enregistrés, pour 17 décès, au 16 août, dans les deux entités. Les premières victimes sont, selon les humanitaires, les femmes et les enfants.

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