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Mieux connaître le tissu économique de la République Démocratique du Congo, optimiser les relations entre les donneurs d’ordre et les sous-traitants, favoriser la communication et la technologie, tel est l’enjeu d’une information à la portée de tous.

URL du site internet: http://www.leguideco.com/

 

 

 

Dans cette optique, les évêques catholiques exigent un déroulement harmonieux de l’enrôlement des électeurs

Les évêques catholiques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) ont déclaré, vendredi dernier, que la sortie pacifique de la crise actuelle requiert la tenue des élections présidentielle, législatives et provinciales avant décembre 2017, tel que le prévoit l’Accord Politique du 31 décembre 2016.

Les prélats catholiques se sont ainsi exprimés dans un message publié vendredi dernier, au Centre d’accueil CARITAS à  Kinshasa, sous le titre « Le Pays va mal. Debout, Congolais ! Décembre 2017 approche », à l’issue de la 54ème Assemblée Plénière Ordinaire, du 19 au 23 juin 2017.

Dans ce document, les évêques affirment qu’aller aux élections suppose l’enrôlement qui s’effectue, malheureusement, avec une lenteur inquiétante et que, bien préparer les élections, c’est aussi se faire identifier et enrôler pour que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dispose d’un fichier électoral fiable pour convoquer les scrutins dans le délai.

Une enquête sérieuse et objective au Grand Kasaï

« Nous condamnons la violence d’où qu’elle vienne et réaffirmons le caractère sacré et inviolable de la vie humaine. C’est pourquoi nous demandons la mise sur pied d’une enquête sérieuse et objective pour établir les responsabilités sur les atrocités commises au Grand Kasaï », ont poursuivi les évêques, condamnant la violence et exigeant la mise sur pied d’une enquête sérieuse et objective pour établir les responsabilités sur les atrocités commises au Grand Kasaï.

Par ailleurs, les évêques ont demandé aux prêtres d’inviter, à partir du 30 juin prochain, le peuple de Dieu, ainsi que les hommes et femmes de bonne volonté fréquentant  leurs paroisses respectives à un moment de prière intense et de jeûne pour la Nation « car, pensent-t-ils, la prière doit aussi nous disposer à rendre plus inventives notre solidarité et notre proximité fraternelle avec nos compatriotes vivant dans les zones de conflit en nous mobilisant pour une assistance humanitaire conséquente… que le Seigneur nous donne la clairvoyance de ce que nous devons faire et la force de l’accomplir pour un Congo meilleur qu’aujourd’hui ».

Avant cette conclusion, les évêques ont précisé que, d’une part, ils sont mus par l’Evangile et éclairés par la doctrine sociale de l’Eglise Catholique et que, d’autre part, ils se sont penchés sur les conditions de vie de la population congolaise dont ils ont la charge pastorale.

Corruption, évasion fiscale, détournement… à outrance

Les évêques se disent profondément inquiets et préoccupés par la détérioration continue de la situation socioéconomique critique, qui empire au jour le jour à cause du recul du taux de croissance, de la dépréciation de la monnaie nationale face aux devises étrangères, de la morosité du climat des affaires qui décourage les investisseurs dans un contexte marqué par la corruption, l’évasion fiscale et le détournement de fonds publics à outrance orchestrés par un groupe de compatriotes qui, abusant de leur pouvoir, s’octroient des avantages économiques faramineux au détriment du bien-être collectif.

Sur le plan sécuritaire et humanitaire, les évêques déplorent les atteintes à la dignité humaine et au respect des droits humains, commises au Grand Kasaï où des pertes en vies humaines sont évaluées à 3 383 morts, à cause de la folie meurtrière des hommes armés, sans citer 30 fosses communes, plus d’un million de déplacés internes et 30 000 refugiés en Angola.

Ils dénoncent aussi les cas de 60 paroisses de l’Eglise Catholique profanées et fermées, 31 centres de santé catholiques saccagés, 141 écoles catholiques endommagées et fermées, sans tenir compte du sort des élèves les fréquentant ; 3 698 habitations privées détruites, 20 villages complètement détruits.

Qui a introduit les groupés armés étrangers en RD Congo ?

Les évêques catholiques déplorent également la présence massive, incontrôlée et permanente des groupes armés étrangers sur le territoire de la RDC, notamment des rebelles de la LRA, de l’ADF NALU, des combattants sud-soudanais, des éleveurs Mbororo etc dans les provinces du Bas-Uélé, Haut-Uélé, Tanganyika, Haut-Lomami, Kwilu, Kwango, Mongala et Ituri. « Ce phénomène n’inaugure-t-il pas la mise en œuvre du plan de balkanisation de la RD Congo ? », se demandent les évêques, fustigeant les kidnappings, assassinats à répétition et vols à main armée, des attaques de paroisses et autres structures de l’Eglise Catholique…

En rapport avec les droits humains, les évêques catholiques sont consternés par les restrictions du droit à la liberté d’expression et l’interdiction des manifestations pacifiques, pourtant garantis par la Constitution en vigueur ; par la répression des mouvements de contestation pacifique, allant parfois jusqu’à l’usage excessif de la force dans un pays où les défenseurs des droits humains, les acteurs politiques et sociaux sont victimes d’arrestations arbitraires et où les auteurs de ces crimes jouissent d’une impunité inimaginable.

« Au lieu de la décrispation politique, nous assistons au durcissement du pouvoir. Nous observons, hélas, une absence de l’autorité de l’Etat ainsi que du débat public et responsable sur toutes ces questions ! », S’exclament les évêques, indiquant que la situation misérable dans laquelle croupit  le  peuple congolais est une conséquence de la persistante crise sociopolitique due principalement à la non-organisation des élections conformément à la Constitution du 18 février 2006.

Accord de la Saint-Sylvestre : une solution

Selon ces hommes de Dieu, l’Accord Politique Global et Inclusif du 31 décembre 2016 contient des pistes de solution à la sortie pacifique de cette crise. « Par manque de volonté politique, la mise en œuvre intégrale de cet Accord est insignifiante.

Au mépris de la souffrance de la population, les acteurs politiques multiplient des stratégies pour le vider de son contenu, hypothéquant ainsi la tenue d’élections libres, démocratiques et apaisées », ont-ils enchaîné, exhortant toutes les parties prenantes à l’Accord à assumer pleinement leurs responsabilités de bonne foi et par amour pour la patrie et rejetant des prétendues solutions mises en place au risque de compromettre la cohésion nationale et de hâter l’implosion du pays cher à feu Patrice-Emery Lumumba.

En outre, les hommes de Dieu ont fustigé le fait que l’Arrangement Particulier qui devait être finalisé pour la mise en œuvre dudit Accord a été vidé de sa substance par les engagements particuliers non inclusifs ; la loi relative au Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus Electoral (CNSA), organe fondamental dans la mise en œuvre de l’Accord, n’a pas été inscrite à l’ordre du jour de la dernière session parlementaire ordinaire.

Ne céder ni à la peur ni au fatalisme !

Déterminés à militer jusqu’à la sortie totale de la crise, les évêques catholiques ont, enfin, affirmé que, pour la cause du Congo et l’avenir du peuple congolais, ils ne se tairont pas, même s’ils ne sont pas écoutés, en dépit des appels lancés maintes fois à la classe politique pour prendre en compte les vraies aspirations de la population. Dans cette optique, ils demandent à toutes les forces vives de la Nation de s’impliquer personnellement, de prendre en main leur destin commun, sous peine de voir leur avenir hypothéqué longtemps.

« …la pire des choses est le découragement !…Il ne faut céder ni à la peur ni au fatalisme. Une minorité a décidé de prendre en otage la vie des millions de Congolais. C’est inacceptable ! « Nous devons prendre en main notre destin commun…

Nous encourageons la poursuite de l’éducation civique et électorale ainsi qu’un engagement actif et pacifique de tous afin d’éradiquer les causes profondes de nos souffrances… nous avons le devoir sacré de nous approprier les lois qui réglementent notre vivre ensemble, notamment l’Accord de la Saint-Sylvestre, l’unique feuille de route solidement fondé sur la Constitution de la République, dont il faut exiger le respect et la mise en application intégrale par les signataires », ont-ils conclu.

Par Marcel Tshishiku

 

 

 

Le médecin directeur du Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT) a déclaré, samedi dernier, qu’avec la journée mondiale de la tuberculose 2017, le monde entre dans la phase d’une campagne universelle pour parvenir à l’élimination de la tuberculose d’ici 2035 et que, dans l’objectif de susciter l’innovation dans la lutte contre la tuberculose, la République Démocratique du Congo a retenu le sous-thème « Ensemble, éliminons la tuberculose chez l’enfant ».

Le Dr Michel Kaswa Kayomo a fait cette déclaration au stadium YMCA à Kalamu, une commune de la ville de Kinshasa, lors de la cérémonie de commémoration de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, célébrée le 24 juin, chaque année.

Il a rappelé que, pour la 2ème fois consécutive, cette journée est axée sur le thème « S’unir pour mettre fin à la tuberculose » et qu’en 2017, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a décidé, non seulement de mettre l’accent sur les efforts fournis pour « Ne laisser personne de côté », mais aussi de mener des actions visant, d’une part, à lutter contre la stigmatisation, la discrimination et la marginalisation et, d’autre part, à surmonter les obstacles empêchant l’accès aux soins appropriés.

Selon cet homme des sciences, la journée mondiale de la tuberculose est l’occasion de sensibiliser la communauté au sujet du fardeau que représente cette maladie dans le monde et au pays afin de faire le point sur les efforts de prévention et de soins, sans oublier de mobiliser l’engagement politique et social pour mettre fin à cette maladie.

« La détection de la tuberculose chez l’enfant reste un indicateur expressif et majeur du fardeau de la tuberculose dans la communauté et ce sont les enfants habitant les communautés les plus pauvres qui meurent de cette maladie », a ajouté le médecin directeur.

Ce message a été appuyé par le délégué du Représentant Pays de l’OMS en RD Congo, qui a présenté l’état des lieux de la tuberculose à travers le monde et au Congo Démocratique, insistant également sur l’implication de toutes les couches de la société humaine dans la lutte.

Même son de cloche de la part de M. Maxime Lunga, coordonnateur national de la Société Civile Stop-TB/RDC et secrétaire national du Club des Amis Damien qui a organisé la cérémonie de célébration en collaboration avec le PNLT.

Maxime Lunga a insisté sur la nécessité de la prise en charge précoce de la maladie, dès les premiers symptômes, dont la toux, et sur la gratuité des soins médicaux. Hormis ces exposés, la cérémonie a été marquée par la lecture des actes d’engagement des délégués de différents groupes sociaux à s’impliquer dans la lutte pour l’éradication totale de la tuberculose.

Cette interpellation concerne  notamment des délégués des corporations des infirmiers, des femmes et hommes des médias, des hommes en uniforme, des catcheurs, des artistes musiciens, des artistes comédiens, des enfants de la rue, des hommes de Dieu, d’anciens malades tuberculeux, des malades tuberculeux, des personnes vivant avec le VIH/SIDA etc.

Par Marcel Tshishiku

Le journal « La Tempête des Tropiques » avait déjà tiré la sonnette d’alarme en publiant la semaine dernière un article à ce sujet sous le titre « Avancée peu rassurante du processus d’enrôlement des électeurs en République Démocratique du Congo » !

Alors que l’équipe rédactionnelle du journal s’y attendait le moins, l’alerte donnée par elle sur l’enlisement voulu, organisé, programmé à l’échelle locale et nationale, a bien porté car dès le lendemain de la parution de l’article publié sur cette flagrante entrave au processus d’enrôlement des électeurs qui viole la Constitution, les médias du pays et de l’étranger ont repris en chœur l’affaire tandis que des débats publics s’ouvraient sur la question dans tous les coins et recoins des villes et campagnes de l’arrière-pays !

Pendant que l’opinion publique s’attendait à un correctif en règle au rythme très élastique imprimé aux opérations d’enrôlement qui seraient déjà terminées dans certaines provinces, des communiqués largement diffusés par la presse nationale et l’administration territoriale sont venus démobiliser les populations à leur manière en indiquant notamment que les opérations d’enrôlement des électeurs étaient suspendus et ne pourraient reprendre que ce vendredi 23 juin après la fin officielle de l’Examen d’Etat !

Face à cette situation gravissime qui semble ne pas émouvoir outre mesure le régime en place, les états-majors des partis politiques et des organisations de la société civile sont montés sur leurs grands chevaux au début de la semaine finissante pour exiger la mise en place d’une mission conjointe d’information Rassemblement-Monusco-Ceni, afin de tirer au clair ce que d’aucuns considèrent comme un complot d’Etat visant à renvoyer sine die la tenue des élections prévues à la fin du mois de décembre 2017 !

Il nous revient de constater que jusqu’au moment où le journal « La Tempête des Tropiques » mettait la présente édition sous presse, la mission conjointe d’information Rassemblement-Monusco-Ceni tarde toujours à se manifester. Serait-il vraiment prématuré de conclure déjà à une conspiration du silence pour garantir aux populations de ce pays-continent la tenue des élections libres, transparentes, démocratiques et dont les résultats seraient opposables à tous ? Un débat de fond est nécessaire sur ce sujet d’actualité immédiate qui préoccupe les peuples et les Etats de par le monde.

En attendant, des voix s’élèvent pour exiger de la Ceni l’accélération des opérations d’enrôlement des électeurs en cours dans différentes provinces du pays, afin de permettre aux Congolais d’aller aux élections d’ici la fin de l’année 2017, conformément à l’esprit de l’Accord politique obtenu de dur labeur sous la médiation de la Cenco.

Agir autrement, comme semble vouloir la Ceni, serait œuvrer pour un nouveau glissement du mandat de Joseph Kabila. (remake n°5661, page 12)

Par Bamporiki Chamira

La route Matadi au quartier Delvaux situé dans la commune de Ngaliema a connu, samedi le 24 juin dernier, des embouteillages monstres après le renversement d’un véhicule Remorque transportant plusieurs casiers des vidanges de la société Bracongo.

Selon les habitants du quartier, le gros véhicule en provenance  de la province du Kongo Central, transportait plus de 400 casiers des bouteilles vides.  Il s’est renversé vers 3 heures du matin occasionnant de la sorte une  perte énorme de  bouteilles.

Le drame s’est produit  au croisement des avenues Yandonge et la route Matadi, au quartier Delvaux  juste à  l’arrêt Maternité. Il convient de signaler ici que l’endroit où le camion s’est renversé est trop étroit et en plus il n’y a pas de routes parallèles pouvant permettre à d’autres véhicules de passer librement, car la route Matadi est la seule route directe qui relie le quartier Delvaux à l’UPN.

Les causes de cet accident selon certains témoins  sont du à l’excès de vitesse  et la fatigue du conducteur de ce véhicule. Ces témoins soutiennent que de manière générale, les conducteurs de gros véhicules roulent toujours à vive allure  pendant les heures tardives occasionnant de ce fait beaucoup d’accidents sur la Nationale No 1.

La population salue le comportement des jeunes de Delvaux

Depuis quelques années, de jeunes kinois habitant dans certains quartiers  commencent  à perdre de bonnes habitudes pour se livrer aux actes de vandalisme. Les jeunes de Delvaux sont ceux comptés parmi ceux-là qui ont la conscience en place et s’abstiennent de poser des actes répréhensibles.

Le renversement de la remorque vient encore  confirmer  le  sens élevé de ces jeunes gens qui ne se sont pas précipités à voler les bouteilles enfin de les revendre comme c’est le cas dans d’autres quartiers.  Bien au contraire, ces jeunes gens ont veillé à ce qu’aucune bouteille ne soit emportée.

Le malheur des uns fait le plaisir des autres. On a expérimenté ce principe lors de l’écroulement d’un immeuble de 5 niveaux dans la commune de  Kasa-Vubu où des jeunes délinquants ont pris d’assaut le lieu du drame et ont tout emporté, y compris les biens qui se trouvaient dans les maisons  des familles sinistrées.

Par Thony Kambila

 

 

 

Au Burkina Faso, les résultats de la contre-expertise sur les restes des corps de Thomas Sankara et ses compagnons n'ont pas permis d'identifier leur ADN.

« On n'a pas pu identifier l'ADN », a confié à RFI maître Bénéwendé Sankara, l'un des avocats de la famille Sankara. Le résultat est le même pour les 12 autres corps sur lesquelles la contre-expertise a été effectuée.

Cette contre-expertise demandée par les familles des victimes du coup d'Etat d'octobre 1987, vient confirmer les premiers résultats livrés par un laboratoire marseillais. Rien ne permet donc d'affirmer que le corps qui était dans la supposée tombe au cimetière de Dagnoen est bien celui du père de la révolution burkinabè. Maître Bénéwendé Sankara précise qu'après l'expertise balistique et l'autopsie, l'ADN reste la seule expertise « non concluante ».

Quant à la suite de la procédure, le dossier reste entier au niveau de la justice pour établir les responsabilités dans l'assassinat de Thomas Sankara et ses compagnons. « Nous allons rendre compte aux familles et elles vont aviser » souligne Maître Bénéwendé Sankara. La prochaine étape, c'est la réinhumation des restes, selon le juge d'instruction cité par l'avocat de la famille Sankara.

Le mystère reste donc entier dans l'identification du corps de Thomas Sankara.

 

 

 

La Confédération africaine de football (CAF) a constaté des retards dans l’aménagement de plusieurs stades censés accueillir des matches du prochain Championnat d’Afrique des nations, prévu en janvier et février prochain au Kenya. Si des progrès ne sont pas réalisés d’ici août, la CAF pourrait attribuer le CHAN 2018 à un autre pays.

Voilà qui ne plaide pas forcément en faveur d’une Coupe d’Afrique des nations (CAN) en Afrique de l’Est… Alors que la sous-région n’a plus accueilli la compétition phare du football africain depuis 1976, l’un de ses pays les plus riches, le Kenya, semble avoir du mal à organiser le « petit frère » de la CAN, le CHAN.

Le Championnat d’Afrique des nations, dont l’édition 2018 est prévue en janvier-février sur le sol kényan, a en effet suscité une nouvelle fois des interrogations, dans la presse locale notamment.

Des cinq stades censés accueillir des matches du CHAN 2018, seul le Kinoru Stadium de Meru semble dans un état réellement satisfaisant. Trois ne sont pas prêts : le National Stadium de Nyayo, le Kenyatta Stadium de Machakos et dans une moindre mesure le Kasarani Stadium. Quant au cinquième, le Kipchoge Keino Stadium d’Eldoret, c’est celui sur lequel « le gouvernement doit fournir le plus d’efforts car il est loin d’être dans les temps ».

« Au niveau des infrastructures, il y a du travail »

 

Des propos tenus par Constant Omari, lors d’une conférence de presse le 17 juin à Kasarani que le deuxième vice-président de la Confédération africaine de football (CAF) a explicité sur RFI. « Nous avons passé une semaine sur place avec une délégation pluridisciplinaire pour aller évaluer l’état du processus de préparation du CHAN, explique le Congolais. Nous avons effectué une visite de tous les sites. En ce qui concerne l’hôtellerie, l’hospitalité, les transports, il n’y a rien à redire. Par contre, au niveau des infrastructures, il y a du travail ».

La CAF avait déjà alerté les autorités kényanes au sujet de ces retards, en février. Mais l’instance faitière du football africain avait décidé de maintenir sa confiance au Kenya. « Nous avons obtenu des garanties de la part du gouvernement, assure Constant Omari. Ils vont redoubler d’efforts pour être prêts au moment opportun. Nous nous sommes mis d’accord pour qu’il y ait une autre mission d’inspection, à la fin du mois d’août ».

Test décisif en août

Si les travaux n’ont pas avancé de manière sensible d’ici là, la CAF n’exclut pas d’avoir recours à un plan B. La presse marocaine se fait ainsi l’écho d’une délocalisation du CHAN 2018 au Royaume chérifien. Une rumeur à laquelle Constant Omari tord le cou en partie seulement : « D’ici une dizaine de jours, les Kényans vont organiser le Mondial d’athlétisme des moins de 18 ans. […] Nous savons aussi que le Kenya organise régulièrement des grands forums internationaux. C’est un pays qui a des coutumes organisationnelles. […] Un budget est déjà alloué au Comité d’organisation du CHAN. Je crois donc que nous sommes très confiants. »

Le Congolais conclut : « Mais le meilleur management possible doit permettre de toujours réfléchir à deux tableaux. Dans l’hypothèse du pire, il est tout à fait normal que la CAF réfléchisse à un autre plan. »

Le CHAN 2018 sera la cinquième édition de cette coupe d’Afrique réservée aux joueurs locaux. La première avait eu lieu en 2009 en Côte d’Ivoire. Les suivantes se sont tenues au Soudan (2011), en Afrique du Sud (2014) et au Rwanda (2016). La RD Congo est tenante du titre.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU consacre, mardi 20 juin, une session de travail sur la crise qui sévit depuis des mois au Grand Kasaï. Le haut-commissaire de l'ONU, Zeid Ra'ad Al Hussein, s'est exprimé dans la matinée et a redemandé l'ouverture d'une enquête internationale, tandis que la RDC y reste fermement opposée.

Avec notre envoyée spéciale à Genève,  Sonia Rolley

Dans son discours, le haut-commissaire de l'ONU, Zeid Ra'ad Al Hussein, a d'abord noté que, depuis la dernière session du Conseil des droits de l’homme en mars, la situation humanitaire et des droits de l’homme s’est dégradée de manière dramatique dans le Grand Kasaï.

 

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Il se dit notamment « consterné par la création et l'armement d'une milice, Bana Mura, qui soutiendrait les autorités dans la lutte » contre la rébellion Kamwina Nsapu, dans le territoire de Kamonia, au Kasaï. Cette milice, dit-il, présumée proche des autorités, « a mené des attaques horribles contre des civils des groupes ethniques luba et lulua », dont sont issus les miliciens Kamuina Nsapu. Elle aurait tué et mutilé des centaines de personnes, y compris des enfants de deux ans et moins. C’est ce qui transparaît des témoignages recueillis par les équipes du Haut-Commissariat auprès des réfugiés congolais en Angola.

Par ailleurs, le prince Zeid attend les résultats, mais dit d’ores et déjà qu’il y a sans doute bien plus que 42 fosses communes documentées jusque-là, notamment dans la zone où les experts onusiens ont été tués en mars dernier et sur lesquelles, selon le haut-commissaire, ils enquêtaient.

Le dirigeant parle également des violences commises par les miliciens Kamuina Nsapu - attaques ciblées contre des agents de l’Etat notamment - et souligne le nombre d’enfants dans ses rangs.

Les fosses sont dans les tshiotas, selon la RDC

Pour le prince Zeid, il est clair que le gouvernement ne remplit pas ses engagements en termes de protection des civils ou même d’enquête. Et c’est pour ça qu’il demande une commission d’enquête internationale.

Mais la tâche est rendue difficile parce que le gouvernement congolais s’y oppose. Comme l'expliquait un représentant de l’Union européenne mardi 20 juin au matin, Kinshasa ne négocie pas vraiment. Depuis des mois, le gouvernement se dit prêt à une enquête conjointe, met en avant l’ouverture de deux procès, l’un pour crimes contre l’humanité contre neuf militaires qui ont filmé l’exécution de villageois, comme l’a fait devant le Conseil la ministre congolaise des Droits de l’homme.

Celle-ci assure même que certaines de fosses communes repérées par l’ONU sont vides, l'ouverture des fosses ayant été faites devant témoins, que ce sont les équipes de l’ONU qui traînent les pieds pour enquêter et que, finalement, des fosses communes existent bel et bien mais qu’elles sont encore à découvrir dans les tshiotas, les centres d’initiation des miliciens, « de véritables boucheries humaines », assure la ministre congolaise. « On cherche les fosses communes partout, sauf là où elle pourrait exister réellement », a-t-elle déclaré.

Et le Congo n’est pas seul dans sa lutte contre la mise en place une enquête internationale demandée par l'ONU. Les pays africains s’opposent presque tous ouvertement à cette orientation. A tour de rôle, ils ont salué les mesures prises par le gouvernement congolais, exigeant que l’ONU se limite à un appui technique, ce qui se fait déjà aujourd’hui.

Les autres pays, notamment européens, ont tous pris une position proche de celle du haut-commissaire. Le débat se poursuit et le résultat incertain.

Plus de 3300 morts dans les Kasaï

Ce même jour, l’Eglise catholique de RDC publie des chiffres qui témoignent de l’intensité des violences en cours au Kasaï. Alors que jusque-là, dans les Kasaï, on parlait de centaines de morts, un bilan assez flou, celui apporté par le clergé congolais dans une note datée du lundi 19 juin est très précis. Il liste les dommages subis par l’Eglise dans le Grand Kasaï, mais surtout le bilan humain de cette crise.

Plus de 3 300 morts depuis le début de la crise et dans six diocèses seulement. Plus d’un millier serait du fait des forces de sécurité selon ces documents internes à l’Eglise catholique au Congo. Près des 3 700 maisons détruites, plus 20 villages dont 10 ont été détruits par les forces de sécurité. Près de 300 bâtiments appartenant à l’Eglise ont été fermés ou endommagés dont 141 écoles. Le bilan de l’ONU, du moins jusqu’ici, se limitait lui à plusieurs centaines de morts.

→ Découvrez notre webdocumentaire-enquête sur les violences dans le Kasaï. Cliquez sur l'image ou sur le lien ici.

 

 

 

 

Malgré l’annonce du ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR), Thomas Luhaka Losendjola, lors de sa visite d’inspection effectuée en compagnie du directeur général de l’Office des Voiries et Drainage (OVD), la route Mokali, l’une des artères principalesde la commune de Kimbanseke, est toujours en état de délabrement très avancé, paralysant ainsi les activités économiques.

Le ministre avait promis, il y a de cela près d’un mois, qu’il y avait « urgence » à réhabiliter cette route d’environ 5 kilomètres. La population présente à cet événement lors du passage du ministre avait exprimé sa joie de voir plusieurs quartiers de cette municipalité sortir de l’enclavement.

Elle reste impatiente et continue à se poser plusieurs questions suite à ce silence. Sur le lieu, aucun matériel de construction n’a été encore jusque-là déposé, alors que, prenant la parole,   le directeur général de l’OVD expliquait aussi au ministre l’importance de cette artère en indiquant qu’elle favorisait la mobilité des personnes et leurs biens, surtout les marchandises des petits commerçants qui alimentent les quartiers enclavés.

Réhabilitation de la chaussée et voie de canalisation des eaux de pluie

Evoquant aussi la situation démographique de la commune de Kimbanseke, le DG de l’OVD avait placé un accent sur l’urgence en souhaitant que les travaux de réhabilitation de cette artère soient entamés au cours de cette saison sèche pour un bon déroulement sans avoir la pression des pluies.

Ces travaux, avait-il souligné, consisteraient à la réhabilitation de la chaussée et des ouvrages d’assainissement assurant le drainage des eaux de pluie. Il convient de signaler que les habitants de ces quartiers souffrent beaucoup pour leur déplacement parce que cette avenue est impraticable et empêche le passage des véhicules.

Cette situation fait le bonheur des taxis motos qui constituent parfois le danger pour la population en causant beaucoup d’accidents de circulation.Les plus exposés sur cette artère sontdes opérateurs économiques qui ont toujours du mal à faire transporter leurs marchandises jusqu’à destination. Ces opérateurs économiques sont chaque fois obligés de dépenser beaucoup d’argent en payant soit les pousse-pousseurs ou les porteurs.

Craignant de revivre le calvaire lors de la prochaine saison de pluie, les habitants de l’une des communes les plus peuplées de la ville de Kinshasa lancent encore un appel pathétique à Thomas Luhaka, ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR), à tout faire pour lancer les travaux dans le but de rendre cette route praticable et contribuer considérablement au désenclavement du district de la Tshangu en général et de la commune de Kimbanseke en particulier.

Par Thony Kambila

Lily Tshimpumpu, présidente nationale de la commission de football féminin, appelle la femmecongolaise à s’impliquer dans la politique de la RDC pour bien faire entendre sa voix afin de participer à la gestion de la chose publique. Elle s’est exprimée ainsi à l’occasion de la cérémonie de la 3ème édition de « Café Genre » organisée par ONU-Femmes le week-end dernier au Centre culturel Boboto.

Ladite cérémonie a été présidée par la ministre du Genre, enfants et familles, Chantal Safu, en présence d’autres personnalités, en l’occurrence, la sénatrice Thérèse Olenga, le ministre provincial du Genre, enfants et famille, Dominique Weloli, de la représentante de l’ONU-Femmes en RDC ainsi que de l’ambassadeur l’Union Européenne en RDC qui facilité les discussions.

En effet, le débat sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des jeunes et femmes en RDC manque de visibilité pour garantir son inscription parmi les priorités à l’agenda national. C’est la raison pour laquelle cette 3ème édition de « Café Genre » a tourné au tour du thème principal : « Participation politique des femmes et mouvement féminin dans le contexte des élections et de la décentralisation en RDC».

Remerciant l’ONU-Femmes pour l’initiative prise en organisant cette 3ème édition, Lily Tshimpumpu a fait savoir que cette initiative permet aux femmes congolaises de s’exprimer non seulement par rapport à la politique du pays tout court, mais aussi et surtout dans le contexte actuel, celui des élections. Cette occasion, a-t-elle dit, permet à la femme congolaise de savoir où elle en est, et de s’impliquer dans la politique pour pouvoir changer la donne.

Ici, la présidente nationale de la commission de football féminin insiste sur le fait que les femmes congolaises dont le nombre a été toujours élevé par rapport à celui des hommes, fassent entendre leur voix, en participant massivement à la politique à travers les élections pour faire changer les choses en leur faveur.

Les femmes et les hommes appelés à soutenir les actions des femmes

Refusant l’idée selon laquelle « Muasi atongaka mboka te » ou « rien de bon ne peut venir de la femme », Lily Tshimpumpu invite à la fois les femmes et les hommes à toujours soutenir les actions des femmes en lieu et place d’émettre des critiques pour les décourager.

Elle dénonce également l’instrumentalisation de la femme et son utilisation par certains politiciens et pour leurs intérêts égoïstes. « Nous voulons que la femme congolaise comprenne qu’elle a à gagner une fois qu’elle s’intéresse à la politique », a-t-elle dit en ajoutant qu’il faut une forte mobilisation pour y parvenir. Elle est également très consciente que les femmes n’ont pas beaucoup de moyens pour le faire, mais ont besoin plus des encouragements.

Il convient de rappeler qu’à l’occasion de cette troisième édition considérée comme un espace de rencontre pour différents acteurs clés impliqués dans la promotion de l’égalité des sexes en RDC, l’initiative « Café Genre » a également proposé un cycle de conférences thématiques autour des problématiques et enjeux sociaux du genre.

Les trois conférences du jour ont porté sur les sujets tels que : La participation politique des femmes : contexte et enjeux(1) ; le mouvement féminin : un mécanisme de promotion de la participation politique des femmes (2) et le partage d’expérience /tribune des femmes : messages clés des organisations féminins(3).

Par Thony Kambila

 

 

 

Lily Tshimpumpu, présidente nationale de la commission de football féminin, appelle la femmecongolaise à s’impliquer dans la politique de la RDC pour bien faire entendre sa voix afin de participer à la gestion de la chose publique. Elle s’est exprimée ainsi à l’occasion de la cérémonie de la 3ème édition de « Café Genre » organisée par ONU-Femmes le week-end dernier au Centre culturel Boboto.

Ladite cérémonie a été présidée par la ministre du Genre, enfants et familles, Chantal Safu, en présence d’autres personnalités, en l’occurrence, la sénatrice Thérèse Olenga, le ministre provincial du Genre, enfants et famille, Dominique Weloli, de la représentante de l’ONU-Femmes en RDC ainsi que de l’ambassadeur l’Union Européenne en RDC qui facilité les discussions.

En effet, le débat sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des jeunes et femmes en RDC manque de visibilité pour garantir son inscription parmi les priorités à l’agenda national. C’est la raison pour laquelle cette 3ème édition de « Café Genre » a tourné au tour du thème principal : « Participation politique des femmes et mouvement féminin dans le contexte des élections et de la décentralisation en RDC».

Remerciant l’ONU-Femmes pour l’initiative prise en organisant cette 3ème édition, Lily Tshimpumpu a fait savoir que cette initiative permet aux femmes congolaises de s’exprimer non seulement par rapport à la politique du pays tout court, mais aussi et surtout dans le contexte actuel, celui des élections. Cette occasion, a-t-elle dit, permet à la femme congolaise de savoir où elle en est, et de s’impliquer dans la politique pour pouvoir changer la donne.

Ici, la présidente nationale de la commission de football féminin insiste sur le fait que les femmes congolaises dont le nombre a été toujours élevé par rapport à celui des hommes, fassent entendre leur voix, en participant massivement à la politique à travers les élections pour faire changer les choses en leur faveur.

Les femmes et les hommes appelés à soutenir les actions des femmes

Refusant l’idée selon laquelle « Muasi atongaka mboka te » ou « rien de bon ne peut venir de la femme », Lily Tshimpumpu invite à la fois les femmes et les hommes à toujours soutenir les actions des femmes en lieu et place d’émettre des critiques pour les décourager.

Elle dénonce également l’instrumentalisation de la femme et son utilisation par certains politiciens et pour leurs intérêts égoïstes. « Nous voulons que la femme congolaise comprenne qu’elle a à gagner une fois qu’elle s’intéresse à la politique », a-t-elle dit en ajoutant qu’il faut une forte mobilisation pour y parvenir. Elle est également très consciente que les femmes n’ont pas beaucoup de moyens pour le faire, mais ont besoin plus des encouragements.

Il convient de rappeler qu’à l’occasion de cette troisième édition considérée comme un espace de rencontre pour différents acteurs clés impliqués dans la promotion de l’égalité des sexes en RDC, l’initiative « Café Genre » a également proposé un cycle de conférences thématiques autour des problématiques et enjeux sociaux du genre.

Les trois conférences du jour ont porté sur les sujets tels que : La participation politique des femmes : contexte et enjeux(1) ; le mouvement féminin : un mécanisme de promotion de la participation politique des femmes (2) et le partage d’expérience /tribune des femmes : messages clés des organisations féminins(3).

Par Thony Kambila

 

 

 

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