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Mieux connaître le tissu économique de la République Démocratique du Congo, optimiser les relations entre les donneurs d’ordre et les sous-traitants, favoriser la communication et la technologie, tel est l’enjeu d’une information à la portée de tous.

URL du site internet: http://www.leguideco.com/

 

 

 

Une semaine après le début, dimanche 8 octobre, d’un premier incendie dans le nord de la Californie, le feu continue d'embraser la région et le bilan s'alourdit avec 38 morts confirmés. Or rien n'annonce une amélioration de la situation dans les prochains jours.

Avec notre correspondant à Washington,Jean-Louis Pourtet

Les 10 000 pompiers qui combattent maintenant 16 incendies simultanés sont épuisés. Leurs efforts sont effacés par des vents changeants qui rallument les brasiers qu'ils viennent d'éteindre.

Samedi 14 octobre, 3000 personnes supplémentaires ont été évacuées de Santa Rosa, située à une heure de route de San Francisco. Le nombre des sinistrés s'élève maintenant à 100 000 environ. Nombreux sont ceux qui à leur retour chez eux ne trouveront plus que des décombres fumantes : 5700 maisons, commerces ou bâtiments ont été réduits en cendres.

235 personnes disparues

Les 16 foyers ont ravagé près de 90 000 hectares, soit plus que la superficie de la ville de New York. Sur le millier de personnes portées disparues, la majorité a été retrouvée, mais 235 sont toujours manquantes. Dans la région viticole de Napa, au moins 16 vignobles ont été endommagés, il faudra entre 3 à 5 ans pour que les vignes repoussent.

C'est dans le comté de Sonoma que l'incendie le plus meurtrier a éclaté et tué au moins 20 personnes. Il est maintenant contenu à 44 %, ce que les autorités considèrent comme un progrès. Mais ailleurs, le feu continue de faire rage. Et la météo n'est guère encourageante : la pluie n’est pas attendue avant jeudi ou vendredi. L'enfer des Californiens n'est pas fini.

 

 

 

Le ministre philippin de la Défense confirme ce lundi 16 octobre 2017 la mort du chef de file de l'organisation Etat islamique aux Philippines et celle de l'un des frères Maute. Les deux terroristes sont responsables du siège de la ville de Marawi, dans le sud de l'archipel. La guerre a fait plus d'un millier de morts en près de cinq mois.

Avec notre correspondante à Manille, Marianne Dardard

Le chef de file national désigné de l'organisation EI aux Philippines, Isnilon Hapilon, mais aussi Omar Maute, l'un des deux frères fondateurs du groupe terroriste du même nom dans le pays, ont été tous les deux tués lors d'une opération militaire. Attribuées à l'armée, des photos montrant deux corps ensanglantés ont été diffusées sur les réseaux sociaux.

L'annonce de la libération totale de Marawi, principale ville musulmane des Philippines, est attendue ces prochains jours.

Parmi les terroristes les plus recherchés par les Etats-Unis, Isnilon Hapilon est également l'un des dirigeants d'Abou Sayyaf, spécialisé dans les enlèvements crapuleux, premier groupe de l'archipel à avoir plaidé allégeance à l'organisation EI.

Le 23 mai, l'armée philippine avait tenté d'arrêter Isnilon Hapilon à Marawi. L'opération avait alors précipité le siège de la ville par ses alliés du groupe Maute.

 

 

 

 

Le Liberia se dirige vers un second tour opposant George Weah à Joseph Boakai à la présidentielle. Selon les résultats annoncés ce dimanche soir par la Commission électorale portant sur 95 % des votes, l'ex-star du PSG est arrivée en tête du premier tour avec 39 % des voix, devant l'actuel vice-président qui a recueilli 29 % pour cent.

Le résultat annoncé par la Commission électorale confirme les tendances de ces derniers jours. C'est maintenant que le plus dur commence pour George Weah, déjà en tête au premier tour de la présidentielle 2005 avec 8 points d'avance sur une certaine Ellen Johnson Sirleaf qui l'emporta finalement avec 60 % des voix. Bis repetita ?

Un front TSG – 'Tout sauf George' – pourrait se dessiner. Le footballeur n'est pas du sérail, et les troisième et quatrième candidats pourraient se charger de le lui rappeler. L'avocat Charles Brumskine et l'ex-patron de Coca-Cola en Afrique, Alexander Cumings, qui devraient obtenir respectivement près de 10 % et  7 %, avaient dénoncé pendant la campagne les irrégularités du Congress for Democratic Change (CDC), la coalition de Weah. On les voit donc mal se rallier aujourd'hui.

Après « Mum Ellen », la présidente post-guerre civile au caractère bien trempé, George Weah affrontera cette fois « Sleepy Joe », le vice-président septuagénaire surnommé ainsi en raison de sa propension à s'assoupir en public. Reste que Joseph Boakai a la puissance financière du parti au pouvoir avec lui. Et l'argent va très certainement jouer dans cette campagne d'entre deux tours qui s'annonce passionnante.

Le candidat du CDC va donc devoir parvenir à amadouer l'ex-rebelle Prince Johnson, qui a également obtenu 7 %, pour enfin décrocher un siège présidentiel qu'il convoite depuis 12 ans.

 

 

 

Le Burundi vient de perdre la gestion de l'argent attribué par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme au profit du Programme des Nations unies pour le développement. Ce Fonds mondial a injecté dans le pays plus de 275 millions de dollars américains dans le pays en 14 ans. La raison de cette décision est la mauvaise gestion de ces fonds comme cela transparaît dans une lettre que le Fonds mondial vient d'envoyer à la ministre burundaise de la Santé.

Officiellement, l'organe chargé de la gestion de ces fonds est sanctionné pour ses performances plutôt médiocres.  Le Fonds mondial rappelle dans sa lettre que sa note n'a jamais dépassé le B1, c'est l'équivalent d'un 2 sur 5, notamment pour « ses défaillances dans le domaine de la gestion financière et la passation des marchés ».

La conséquence, une faible capacité d'absorption des fonds. Par exemple, 30 millions de dollars, qui correspondent à 35% des subventions accordées au Burundi, ne seront pas utilisés d'ici la fin de cette année, prévient le Fonds mondial. « Ça n'est pas une surprise », selon des responsables d'ONG locales engagées dans la lutte contre le Sida qui ne décolèrent pas contre la ministre de la Santé.

Recrutements en violations des règles, licenciements abusifs, immixtion dans la gestion au quotidien, réquisition de véhicules, certains avaient tiré la sonnette d'alarme depuis des mois publiquement en l'accusant d'être à l'origine de tous les maux dont souffre l'organe de gestion, ce que le docteur Josiane Nijimbere a toujours nié.

Devant les menaces de sanctions du Fonds mondial, la ministre avait proposé que la gestion de tout cet argent soit cette fois confiée directement à son cabinet.  Le Fonds mondial vient d'opter pour le PNUD, qui aura la main sur 72 millions de dollars de subventions prévues pour les trois prochaines années.

« C'est une terrible gifle pour le gouvernement burundais », déplore un militant à Bujumbura. « La seule bonne nouvelle », dit-il, c'est que « les malades vont continuer de bénéficier de ces fonds ».

 

 

 

En RDC, ce lundi, c’est le début annoncé des travaux de la tripartite qui comprend le Comité de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre, le gouvernement et la Céni. Il s’agit de faire l’évaluation du processus électoral et de se pencher sur le calendrier électoral. Entretemps, l’annonce de la Comission électorale, concernant les élections proposées pour au plus tôt en 2019 continue d’alimenter la polémique.

Une frange de la société civile s’est inscrite dans la logique de la Commission électorale, elle souhaite même que la période des opérations soit prolongée pour avoir de bonnes élections.

Une autre s’interroge pour savoir si même en 2019 la Céni aura les moyens nécessaires pour organiser les élections. « Avec quelles garanties ? Quelles sont les garanties qu’ils donnent ? Là encore, en tant que citoyen congolais je me pose la question de savoir s’il y aura élection. Tant que la communauté internationale qui nous talonne pour les élections ne donne pas de fonds, il n’y aura pas les élections », estime à ce propos Emmanuel Ciguge.

A l’institut Alternative et Initiative citoyennes pour la gouvernance démocratique, on pense autrement. A l’image de Sylvain Lumu, le directeur exécutif de cette structure : « Nous n’avons jamais cessé de dire que le calendrier électoral devrait être produit avant toute opération sur le terrain, y compris l’opération d’enregistrement des électeurs. Maintenant, que cela soit soumis à la Tripartite après l’évaluation, nous l’attendons vivement. Et nous pensons que la tripartite tiendra compte, non seulement des exigences techniques et opérationnelles, mais aussi des attentes du peuple congolais ».

Au même moment, les organisations politiques exercent des pressions sur le pouvoir et la Céni. Alternance pour la République appelle à la désobéissance civile.

 

 

 

« Tuez ces criminels », c'est le titre du nouveau rapport publié, ce lundi, par Amnesty International et Human Right Watch. Les deux organisations de défense des droits humains dénoncent l'usage excessif de la force par la police kényane lors des manifestations qui ont suivi l'élection présidentielle du 8 août 2017.

Pour les deux ONG, la police kényane est directement impliquée dans la mort d'au moins 33 personnes. Elle est aussi responsable de centaines de blessés. Les violences documentées se sont produites à Nairobi, la capitale du 9 août au 12 septembre 2017.

Selon ce rapport, les victimes sont pour beaucoup des manifestants issus des rangs de l'opposition. La police leur a tiré dessus ou les a tout simplement passées à tabac. D'autres personnes sont mortes par asphyxie, après avoir inhalé du gaz lacrymogène.

Autre constat dressé par les deux ONG : les manifestants ne sont pas les seules victimes de ces violences policières. Elles touchent aussi les habitants des bastions de l'opposition. Comme cette femme, enceinte de huit mois, piétinée à mort par une foule en fuite, lors d'une manifestation.

Selon Michelle Kagari, la directrice adjointe d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Est et des Grands Lacs, certains bastions de l'opposition ont été encerclés, les habitations envahies et des habitants ont aussi perdu leurs commerces. Selon cette responsable, les premières victimes de ces violences policières sont les plus pauvres.

 

 

 

L’Alternance pour la République (AR), plateforme de l’opposition, demande à la Commission électorale nationale indépendance (CENI) de convoquer le corps électoral pour organiser la présidentielle à la fin des opérations d’enrôlement des électeurs. Son coordonnateur, Delly Sessanga, s’oppose à la proposition d’organiser les élections après plus de 500 jours, selon les prévisions de la Commission électorale.

«Il faut absolument, à l’issue de l’enrôlement, organiser au moins la présidentielle et ça c’est possible. Et c’est la proposition que nous faisons. Nous pensons que tout homme de bonne foi et de bonne volonté qui veut la paix au Congo devrait la soutenir», a affirmé Delly Sessanga, samedi 14 octobre à Kinshasa, lors d’une matinée politique de sa plateforme.

D’après lui, la CENI devrait stopper avec sa proposition d’organiser les élections après 504 jours, à compter de la fin de l’opération d’enrôlement.

«Nous sommes stupéfaits de voir que concomitamment à l’Assemblée nationale, le président de la République écrit une lettre pour dire qu’il veut une priorité sur les lois électorales et que parallèlement, Nangaa comme se faisant écho de la parole du président de la République dise que nous voulons les élections, mais dans 504 jours après la fin de l’enrôlement. Nous disons stop à cette bêtise», avertit Delly Sessanga.

Aucune garantie

Pour le secrétaire exécutif national du Mouvement social pour le renouveau (MSR), un parti politique de l’opposition, Dieudonné Bolengetenge, Corneille Nangaa n’offre aucune garantie quant à l’organisation des élections sérieuses en RDC.

Il ajoute que la Majorité au pouvoir et le président de la CENI sont déterminés à démolir les institutions de la République.

«Nangaa n’est pas à son premier forfait. Il n’a jamais justifié pour quelles raisons les comptes de la CENI à la BGFI ont servi aux détournements des dizaines de millions de dollars américains censés être destinés au financement des élections. Lorsqu’il parlait de 16 mois et un jour, il pensait que c’était une éternité. Et maintenant, il invente d’autres éléments de distraction», s’est exprimé Dieudonné Bolengetenfe, samedi 14 octobre à Kinshasa en marge de la matinée politique de son parti.

Les membres du personnel de la Cour Constitutionnelle sont inquiets ces derniers temps. Ils sont fort préoccupés par un spectacle inhabituel marqué non seulement par la désertion, par certains hauts magistrats, de leurs bureaux de travail mais aussi le transfert progressif de leurs dossiers vers des destinations inconnues. Que se passe-t-il ou qu’est-ce qu’annonce ce nouveau décor ? La question reste jusque-là sans réponse.

D’aucuns se demandent si ce nouveau modus operandi ne serait pas lié au dépôt, par le gouvernement, du projet de loi portant modification de la composition de cette haute Cour. On rappelle que l’exécutif national, pour des raisons inavouées, mais liées sûrement à la difficulté de convaincre certains hauts magistrat de la Cour Constitutionnelle d’adhérer au schéma des violations intempestives de la Constitution dans l’interprétation des dispositions constitutionnelles, tient à la révision à la baisse du quorum de décision. Dans cet ordre d’idées, la proposition pendante sur le bureau de l’Assemblée Nationale consiste à faire passer le nombre de ses magistrats de neuf à cinq, ce qui ne devrait plus poser un problème de quorum de décision, qui serait alors de trois.

On soupçonne les « invisibles » de ces derniers jours d’être dans les secrets de Dieu et de se préparer, peut-être en catimini, à leurs nouvelles responsabilités de « partenaires » de la majorité au pouvoir. On se demande si un coup fourré ne serait pas planifié contre les « rebelles » qui avaient refusé de siège pour cautionner la
violation de la Constitution à l’occasion de l’interprétation des Articles 69 et 70 de la Constitution relatifs au nombre et à la durée des mandats présidentiels.
En attendant que la situation revienne à la normale, c’est presque la paralysie de travail à la Cour Constitutionnelle, où les requérants ont du mal à être orientés vers les bonnes portes par le personnel auxiliaire, qui se trouve le plus souvent devant des bureaux fermés et qui s’ouvrent à des heures difficiles à prévoir. Affaire à suivre.

Kimp

 

 

 

 

Treize ministres africains des Affaires Etrangères sont attendus ce mardi 17 octobre à Brazzaville pour échanger autour de la crise politique et sécuritaire en République Démocratique du Congo. Il s’agit de ceux d’Angola, du Burundi, du Rwanda, de l’Ouganda, du Soudan du Sud, de l’Afrique du Sud, de la Zambie, de la Tanzanie, de la République Centrafricaine, de la République du Congo, de la République Démocratique du Congo. Ces pays, rappelons-le, sont signataires de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région d’Afrique Centrale et des Grands Lacs (24 février 2013 à Addis-Abeba). Le Soudan et le Kenya, qui y ont adhéré en janvier 2014, sont à compter également au nombre des parties prenantes.

Cette rencontre ministérielle au pays de Sassou Nguesso devrait préparer la matière pour le sommet des Chefs d’Etat ou de gouvernement des Etats membres, annoncé pour le jeudi 19 octobre toujours à Brazzaville.

Cette réunion, la huitième de la série, s’inscrit dans l’optique du «Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la Région », dont la huitième s’était tenu le 26 octobre 2016 à Luanda. Naturellement, des millions de Congolaises et Congolais seront tout yeux et tout oreilles pour tout ce qui va se dire à Brazzaville, au sujet de la crise politique d’abord et sécuritaire ensuite. Mais au regard des prises de position antérieure aussi bien de l’Union Africaine, de la SADC (Communauté de Développement de l’Afrique Australe), de la CIRGL (Conférence Internationale sur la la Régions des Grands Lacs) que de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale), il n’y a guère d’illusion à se faire à propos du processus électoral. 

Les 13 ministres africains des Affaires Etrangères invités à Brazzaville par l’Envoyé Spécial du Secrétaire général de l’Onu dans les Grand Lacs, Said Djinnit, vont certainement réitérer leurs encouragements au pouvoir en place à Kinshasa dans la voie du report des élections sine die, jusqu’à ce que soient résolues les fameuses contraintes politiques, sécuritaires, techniques et financières évoquées pour la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) pour justifier le « glissement ». Autrement dit, les participants au sommet de Brazzaville vont simplement entériner le délai de 504 jours, à partir de la clôture définitive de toutes les opérations d’enrôlement des électeurs au Kasaï et à travers toute la planète, jugé incontournable par cette institution d’appui à la démocratie pour conduire le peuple congolais aux urnes, soit après avril 2019. 

On connaît fort bien les effets des solutions africaines aux crises politiques et sécuritaires à travers le continent, à savoir des palliatifs adoptés pour plaire aux régimes en place, sans pour autant apporter la paix, la stabilité et la réconciliation espérées par les peuples d’Afrique. On n’ignore pas non plus les conséquences néfastes des élections non démocratiques favorisant l’exercice des mandats à vie par des Chefs d’Etats qui finissent par sortir par la petite porte, à l’instar d’un certain Mobutu Sese dans l’ex-Zaïre, de Ben Ali en Tunisie, de Nasser en Egypte, de Blaise Compaoré au Burkina Faso, de Yaya en Gambie. Pour le cas précis de la RDC, l’on a vu l’UA et les organisations sous-régionales soutenir, à cor et à cri, le caractère inclusif du Dialogue de la Cité de l’Union Africaine, sous la médiation du tristement célèbre, Edem Kodjo, son facilitateur, alors que ce n’était pas le cas, avant que le président congolais se rende lui-même compte des limites du gouvernement Badibanga qui en était sorti et ne se tourne vers la CENCO pour obtenir un forum réellement inclusif.

Comme si le ridicule n’était pas africain, l’UA a salué les résultats du compromis politique du 31 décembre 2016, avant de le renier et de s’aligner sur la position de Kinshasa, qui avait trouvé le moyen de laisser au bord de la route les véritables forces politiques et sociales signataires de cet accord. Comment veut-on que la RDC chemine réellement vers la stabilité politique, la paix durable et le progrès socio-économique, dans un environnement de crise politique aigue au sommet de l’Etat ? Les Africains sont-ils réellement animés de la volonté de mettre fin à l’instabilité politique, corollaire de l’insécurité en territoire congolais ? Si la réunion de Brazzaville se solde, comme celle de Luanda l’année dernière, par une nouvelle caution au glissement de calendrier électoral, il faudrait effectivement craindre des jours
sombres pour le peuple congolais dans les mois et années à venir, avec une transition sans perspective électorale.


Pour ce qui est du dossier sécuritaire, l’Est de la RDC reste l’épicentre d’un business assis sur les armes et les minerais, que personne n’est disposé à abandonner.

Kimp

 

 

 

Vingt-six corps des personnes tuées par des ADF ont été inhumés ce dimanche 15 octobre à Kamango dans le territoire de Beni, par les autorités locales appuyées par la MONUSCO et les services de sécurité. Ces personnes étaient tombées dans une embuscade des présumés ADF le 7 octobre sur l’axe Mbau-Kamango.

Les corps des victimes de ce massacre étaient en état de putréfaction avancée, indique l’administrateur du territoire de Beni. Il indique que 21 motos incendiées ont été également trouvées sur place…

« Le territoire connait des massacres. Grâce à l’accompagnement de la MONUSCO, nous sommes descendus [sur le lieu du drame].  Nous avons trouvé plusieurs personnes assassinées. Parmi ces 26 personnes, il y a des civiles dont trois femmes et un militaire. Mais nous avons trouvé l’état de nos compatriotes assassinés dans une décomposition très avancée, mais grâce à la protection civile tous ces compatriotes ont été enterrés dignement. Certains étaient tués par balles et d’autres par machettes », témoigne Amisi Kalonda, administrateur du territoire de Beni.

Cette délégation était composée du maire de Beni, du chef de collectivité-chefferie de Kamango, du chef de bureau de la MONUSCO/Beni, de la protection civile, de l’auditorat militaire et des membres de la société civile du territoire de Beni.

 

 

 

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